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08 décembre, 2025

Cadeau Bonus : 20 Fictions disparues - Le PReFeG a quatre ans !!!!

Proxima du Centaure, notre voisine de palier :
sa lumière met quatre ans à nous parvenir…
Quatre ans, et plus de 100 000 vues, ça y est ! Bon dieu de bois, notre messager venu du Centaure arrive à point nommé pour fêter ça ! Nous voyons déjà Ses yeux clignoter de plaisir, de cette façon si étrange qui n'appartient qu'à Lui, et qui à la fois nous inquiète et nous rassure : c'est Lui, par le ciel, c'est bien Lui !

Mais baste !

Le PReFeG est très heureux de fêter ses quatre ans d'existence en vous proposant un nouveau bonus exclusif : "20 Fictions disparues - domaine anglo-saxon", qui regroupe vingt nouvelles datées pour leurs publications américaines de la décade 1954-1963, et parues en France pour la majorité dans "Fiction" (une seule, la première, provient de "Galaxie - 1ère série"). Hormis l'une d'elle (de John Novotny dont nous n'avons pas désiré amputer le corpus francophone), ces nouvelles ont toutes en commun de n'avoir jamais été reprises ensuite ni en recueils, ni en anthologies.
Elles témoignent pourtant de la qualité de leurs auteurs, peu connus finalement en France, et souvent après un passage éclair ou disparate dans les pages de "Fiction". Nous vous proposons ici de les découvrir, ou de les retrouver si vous êtes déjà un lecteur assidu, ancien ou nouveau, de ces publications. Et comme toujours, vous pouvez télécharger le recueil concocté pour l'occasion au format epub en cliquant directement sur l'image de couverture.

20 Fictions disparues - domaine anglo-saxon

AU SOMMAIRE :

Un clic droit sur la couverture,
puis "enregistrer sous"
pour télécharger votre epub 
Franklin ABEL

1 - Omission capitale , 1956  (Nouvelle, Galaxy Science Fiction, mai 1952) Freudian slip, 1952 (paru dans Galaxie (1ère série) n° 29, NUIT ET JOUR 4/1956).

Omission capitale, par Franklin Abel, détonne par son aspect presque surréaliste et dans l'inventivité brillante de ses descriptions.


Charles G. FINNEY

Charles Finney, surtout connu en France pour son roman "Le cirque du Docteur Lao" (adapté au cinéma par Georges Pal en 1964).

2 - Le Vieil homme et le désert (Nouvelle, Harper's Magazine, juillet 1958) The Iowan's Curse, 1958 (paru dans Fiction n° 70, OPTA 9/1959).

Ambiance de voisinage hypocrite et d'Amérique un brin attardée, mâtinée de superstitions malsaines, dans Le vieil homme et le désert, par Charles G. Finney. Ici, c'est le désert de la Sonora et la frontière mexicaine qui lui sert de décor.

3 - Le Grand chien noir (Nouvelle, F&SF, octobre 1958) The Black Retriever, 1958 (paru dans Fiction n° 63, OPTA 2/1959).

Traduction par Alain Dorémieux sous pseudo et ambiance de voisinage pour Le grand chien noir, petite allégorie du danger pulsionnel qui menace les petites communautés paisibles.

4 - Les Petits monstres (Nouvelle, F&SF, octobre 1959) The Gilashrikes, 1959 (paru dans Fiction n° 96, OPTA 11/1961).

Les expérimentations animales qu'imagine Charles Finney dans Les petits monstres trouvent encore leur cadre dans une vie de quartier, comme dans "Le grand chien noir". Mais ici, l'animal n'est plus l'allégorie de la pulsion, mais bien plutôt celle d'un surmoi qui surveille et punit.

5 - Captivité (Nouvelle, F&SF, octobre 1961) The Captivity, 1961 (paru dans Fiction n° 103, OPTA 6/1962).

Là encore une histoire allégorique avec Captivité, de Charles Finney (dont ce sera la dernière publication dans Fiction). Un camp de prisonniers sans autres entraves qu'une haute barrière pour les empêcher de fuir. Pas d'autre privation ni de carence. Puis la captivité prend fin. On s'interroge sans cesse sur la nature réelle de ce camp, des pistes sont évoquées pour être abandonnées ensuite… Bien mené.



John NOVOTNY


6 - Transports de colère !(Nouvelle) The angry Peter Brindle, 1954 (paru dans Fiction n° 24, OPTA 11/1955).


Une nouvelle jugée loufoque mais qui ne l'est pas plus que ce qu'écrirait Fredric Brown : Transports de colère ! expose le thème du "télétransport", rappelant encore Alfred Bester et son roman "Terminus les étoiles" ; on pourra aussi se reporter à "L'homme qui se téléportait" de Joseph Satin (in Galaxie n°030).

7 - Un lac de whisky (Nouvelle) The Bourbon lake, 1954 (paru dans Fiction n° 105, OPTA 8/1962).


Bien que sans plus d'intérêt qu'une bonne blague, l'histoire divulgâchée par son titre se lit avec un plaisir un peu tourbe... euhh...hips.... Un peu trouble. Santé !


8 - L'Auréole de la vertu (Nouvelle) The tin halo, 1955 (paru dans Fiction n° 30, OPTA 5/1956).


Avec L’auréole de la vertu, le barbare devient le tentateur. Mais le civilisé vit-il de justes valeurs ? Une charmante nouvelle, qui rappelle un conte de Marcel Aymé.

9 - Le Second lot (Nouvelle) Second prize, 1957 (paru dans Fiction n° 80, OPTA 7/1960).


Des soldats antiques surnommés Toto et Doigts de Fer, tels les compagnons de Dorothy dans "Le magicien d'Oz" apportent Le second lot. Une histoire cocasse qui ravira les maris affublés d'une femme jalouse.


10 - A malin, malin et demi (Nouvelle) A trick or two, 1957 (paru dans Fiction n° 104, OPTA 7/1962).


Une autre potacherie, celle-ci traduite par Alain Dorémieux sous pseudonyme ; un poil machiste, si l'on ose le dire ainsi, mais l'honneur est sauf, dans À malin, malin et demi. Cette nouvelle sera la seule de John Novotny reprise dans une anthologie ("Histoires parapsychiques" - de la série de la Grande Anthologie de la Science-Fiction, volume sous la direction de Demètre Ioakimidis).




Jay WILLIAMS

Un auteur qui n'a cessé de se bonifier avec le temps.


11 - La Plaie de Mars (Nouvelle, The Magazine of Fantasy and Science Fiction, juin 1956) The Asa Rule, 1956 (paru dans Fiction n° 42, OPTA 5/1957).


La plaie de Mars est une charmante chronique martienne anthropologique, à la façon d'un Chad Oliver.


12 - Guerre froide (Nouvelle, The Magazine of Fantasy and Science Fiction, octobre 1956) Mr. Guthrie's Cold War, 1956 (paru dans Fiction n° 50, OPTA 1/1958).


Guerre froide est une petite histoire de sorcellerie sympathique, un peu creuse mais agréable à parcourir.


13 - Un dieu en boîte (Nouvelle, The Magazine of Fantasy and Science Fiction, janvier 1958) Little Tin God, 1958 (paru dans Fiction n° 56, OPTA 7/1958).


Un dieu en boite est une très bonne nouvelle avec un effet de chute bien amenée, sur l'exploitation animale - qu'elle soit extraterrestre ou pas ; cela réjouira particulièrement les lecteurs végans (pas ceux de Véga...).


14 - Le Moindre mal (Nouvelle, The Magazine of Fantasy and Science Fiction, août 1959) Operation Ladybird, 1959 (paru dans Fiction n° 73, OPTA 12/1959).


Jusqu'où doit-on respecter le vivant ? Jay Williams propose avec Le moindre mal une nouvelle assez trépidante, qui aurait même pu être développée davantage.


15 - Le Hanneton (Nouvelle, The Magazine of Fantasy and Science Fiction, mars 1961)The Beetle, 1961 (paru dans Fiction n° 93, OPTA 8/1961).


Le hanneton est une petite histoire de justice post-mortem comme on peut en trouver dans Mystère Magazine. Jay Williams a du métier et avance ses éléments sur un tempo croissant, et bien qu'on le sente venir, on s'y laisse prendre.


16 - Compagnon de jeu (Nouvelle, The Magazine of Fantasy and Science Fiction, mai 1961)Somebody to Play With 1961 (paru dans Fiction n° 98, OPTA 1/1962).


Le discours de fond de Compagnon de jeu est on ne peut plus clair. En témoigne cet extrait :


« Il se peut que la vraie raison de ce qui est arrivé à notre planète réside dans l'écologie, » avait-il déclaré, plutôt tristement. « Vous comprenez bien, mes enfants, que je parle de la planète Terre, non de cette planète-ci. L'humanité est une force explosive. Quand elle est menacée, elle éclate dans toutes les directions. Au fur et à mesure que ses structures sociales devenaient plus complexe, il lui est devenu impossible de coexister avec les prédateurs – ces animaux de proie qui menaçaient son cheptel. Il lui fallut détruire ces bêtes de proie. Puis vint le tour de tout ce qui avait des dents pointues, suspectes par conséquent. Le coyote, par exemple, capable éventuellement de manger un mouton, devait être éliminé, bien que les écologistes eussent montré que le coyote valait son poids d'or pour les fermiers, parce qu'il aidait la nature à conserver son équilibre naturel en mangeant les souris qui auraient pullulé autrement. Bien, entendu, une fois les coyotes disparus, les souris se multiplièrent. Cela conduisit à mener de grandes campagnes pour l'empoisonnement des rongeurs avec un bon petit poison non sélectif nommé le 1080, pour lequel il n'existait pas d'antidote. Beaucoup de souris périrent, et aussi beaucoup d'oiseaux qui se nourrissaient de souris, et puis tous les animaux – chats ou chiens – qui mangèrent les souris empoisonnées, et puis le gibier qui s'était nourri d'appâts empoisonnés, et même quelques hommes qui avaient mangé de ce gibier.

» L'humanité créa ainsi autour d'elle des cercles mortels. La crainte, la haine, un désir psychopathique de sécurité – comme si la sécurité faisait le bonheur – firent naître autour d'elle des zones dévastées, toujours plus étendues. Et cela se produisit aussi entre un groupe d'hommes et un autre groupe. Que l'on aperçut des dents trop pointues, et l'on croyait ne pouvoir se défendre que par des campagnes de destruction, par des massacres de plus en plus importants, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Tout ça, au nom de la sacro-sainte sécurité ! »

Ecologie et sécurité, ou quand la considération de l'une devient le problème de l'autre. Nous avons là une bonne nouvelle concise et éloquente de Jay Williams, avec une belle traduction de surcroît.


17 - Les Présents des dieux (Nouvelle, The Magazine of Fantasy and Science Fiction, avril 1962)Gifts of the Gods, 1962 (paru dans Fiction n° 106, OPTA 9/1962).


Les présents des dieux est présentée ainsi : " le thème (...) des premiers extra-terrestres débarquant sur Terre (...) pour jeter les bases de quelque union galactique (...) est une des mamelles de la science-fiction. " La proposition est faite sur un plan plutôt "sociologique", voire anthropologique, comme en témoignent ces citation de la délégation extra-terrestre :

« Je crains, » dit le porte-parole, « que vous ne confondiez progrès avec changement. Il est exact que vous vivez dans une communauté sociale qui a changé profondément au cours des cent dernières années. Mais avez-vous progressé ? Vos citoyens sont-ils tous heureux, entièrement développés, intellectuellement mûrs ? » (...) « Vous estimez que le progrès consiste en procédés perfectionnés pour congeler les aliments, en moyens de transport plus confortables ou en méthodes nouvelles pour lutter contre les maladies. Ce n'est pas cela le progrès. Le progrès, c'est ce que vous faites avec les gens guéris, et où vous allez avec vos moyens de transport améliorés, et pourquoi vous y allez. Le progrès, c'est ce qui se passe dans votre cœur. La plupart d'entre vous sont bons, mais vous n'avez pas progressé d'un iota en cinq cents ans, ni même en mille. Si vous avez l'occasion d'un profit personnel, il n'y a pas un seul d'entre vous qui hésiterait à raser des forêts, à détruire toute vie sauvage, à tuer un millier d'autres êtres humains et à tourner le dos pour ne pas voir les souffrances de ses concitoyens. » 

En fait, un peu à la manière d'Howard Fast, Jay Williams interroge la notion de progrès à travers cette délégation extraterrestre censée apporter bienfaits et alliance.




John Womack VANDERCOOK
Un auteur rare, mais néanmoins excellent !

18 - La Masse (Nouvelle) The challenge, 1956 (paru dans Fiction n° 94, OPTA 9/1961).

La Masse, initialement parue dans le Mystère-Magazine » n°71 de décembre 1953, est une histoire de force invisible, mais qui ne se contente pas d'être un conte d'épouvante et s'affirme aussi dans sa vertu d'allégorie. L'ensemble est brillamment mené conjointement sur ces deux niveaux de lecture par John Womack Vandercook.

19 - Rencontre avec la peur (Nouvelle) Funk, 1960 (paru dans Fiction n° 109, OPTA 12/1962).

Rencontre avec la peur, et même la peur de la peur, qui rôde et qui tue… sans rien faire d'autre qu'être évoquée. Avec ce récit qui prend bien le temps de poser décor et caractères, dans la région colonisée du Nigéria, on retrouve les racines d'un sentiment qui "dépasse en âpreté toutes les autres épreuves" comme l'écrivait Montaigne. John W. Vandercoock signe ici sa deuxième et dernière contribution à Fiction. Dommage, on aurait aimé découvrir davantage de cet auteur fin et étonnant.


Ray NELSON

Illustrateur et auteur, Ray Nelson est par exemple l'inventeur de la casquette à hélice. On lui doit "Les machines à illusions" coécrit avec Philip K. Dick. Pour cette anthologie : un unique récit, mais quel chef-d'œuvre !

20 - Les Fascinateurs (Nouvelle) Eight o'clock in the morning, 1963 (paru dans Fiction n° 125, OPTA 4/1964).

La nouvelle Les Fascinateurs est excellente, tant par son thème, la lecture allégorique et même marxiste qui en est possible, que par sa concision. On peut aussi s'amuser à y retrouver les germes des séquences que John Carpenter utilisera pour le magnifique film qu'il en tirera "They live" ("Invasion Los Angeles" en VF). Assurément cette nouvelle est un sommet de la collection, mais est très étonnamment demeurée impubliée ailleurs depuis.


15 décembre, 2024

Cadeau Bonus : Les disparus de Galaxie - le PReFeG a trois ans !!!



POUR FÊTER LE TROISIEME ANNIVERSAIRE
du PReFeG

Parue de novembre 1953 à avril 1959, la revue Galaxie a eu le mérite de donner la possibilité à quelques auteurs français de faire leurs premières armes. On pensera à Gérard Klein, à Michel Demuth, qui rejoindrons vite Fiction, mais l'on aura sans doute oublié une bonne partie de ces auteurs qui n'auront pas eu la chance d'être réédités ensuite. 
C'est ainsi 12 auteurs français que le PReFeG souhaite réexhumer, tant à travers des nouvelles qui n'auront été publiées que dans Galaxie 1ère série, que parce que l'on pourra apprécier leurs bonnes qualités d'ensemble.

C'est ainsi sous la forme d'une anthologie inédite (au format epub) concoctée par nos soins que nous souhaitons partager avec vous ces (re)découvertes. Comme à l'accoutumée, après un clic droit sur la couverture ci-contre, "enregistrez (votre ebook) sous..." le dossier de votre choix pour en profiter pleinement.

Bonne lecture et vive le partage !


Dans cette publication, vous pourrez apprécier :

Bernard DEVAUX : Hypnose musicale (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 57, NUIT ET JOUR 8/1958)

A l'heure actuelle où composer des petites musiques pré formatées est rendu possible et automatique, Hypnose musicale met l'accent sur ce qu'on voyait peu venir encore à l'époque : le rapport direct au "client" individualisé en masse (le "dividu" de Deleuze). Une bien bonne nouvelle par Bernard Devaux, un auteur qui ne signera que deux autres nouvelles en parution dans la revue Satellite.

Jacques DROIT : Malheureux Ulysse , 1956 (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 29, NUIT ET JOUR 4/1956)

Une belle et audacieuse leçon d'uchronie, qui place déjà les bases du multivers.

Albert FERLIN :

- Télépathie (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 46, NUIT ET JOUR 9/1957)
- Un commando de Mars (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 50, NUIT ET JOUR 1/1958)

Albert Ferlin, s'il fait ses débuts dans Galaxie, sera ensuite publié dans Fiction (et ne sera pas pour autant réédité ensuite). Le n°64 de cette revue écrira à son sujet :

"Albert Ferlin, dont voici la première nouvelle dans « Fiction », fit le barreau et le journalisme – et est aujourd'hui fonctionnaire. À ses moments perdus, il est peintre, photographe et écrivain. Attiré particulièrement par l'étrange et l'anticipation, il a déjà publié plusieurs nouvelles dans le genre (notamment chez notre confrère « Galaxie »). Il aime les œuvres ayant une portée sociale ou révélant une psychologie particulière. Ses auteurs favoris sont Borges, Lovecraft et Bradbury. "

Télépathie est une très intéressante nouvelle qui pose le débat ontologique de la conscience indivisible du sentiment de souffrance. On ne pourrait en dévoiler davantage sans divulgâcher la lecture.
Depuis plus de quatre ans, combien en ai-je lu de ces entrefilets : « Les habitants de… ont aperçu vers minuit moins le quart une lueur se déplaçant au-dessus de l’horizon, à très grande vitesse. Étant donné le lieu d’apparition et le sens de déplacement du mobile, il ne pouvait s’agir d’un aérolithe…» etc…

De plus, toute une littérature s’est construite sur le sujet, et les gens s’y complaisent.

— Qu’est-ce que cela peut bien vous faire ? disait Torrie.

Évidemment ! Les gens ont le droit d’écrire des bouquins stupides, que d’autres ont le droit de lire.

Un philosophe n’a-t-il pas dit, au surplus, que cette histoire de soucoupes volantes était nécessaire pour remplacer les vieilles légendes impuissantes, de nos jours, à contenir l’angoisse métaphysique qui nous étreint. Tous les moyens sont bons pour y échapper : le whisky pour les uns ; pour d’autres, les histoires idiotes…
Outre cet l’incipit de la nouvelle qui fait un sacré clin d'œil à ce sacré Jimmy (Guieu) - et tout en évoquant au passage un texte remarquable de Roland Barthes (publié dans sa rubrique "Petite mythologie du mois" dans les Lettres Nouvelles) - Albert Ferlin propose dans le jubilatoire Un commando de Mars le récit d’une résistance à l'envahisseur, avec des cotés "hard science" fort intéressants.



Léon GROC
 : Le Suprême exode (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 27, NUIT ET JOUR 2/1956)

Un exemple de SF à l'ancienne, pétrie de références bibliques : Le suprême exode par Léon Groc, une nouvelle inédite, pour les collectionneurs de merveilleux scientifique à la française.




Bernard GUILLEMAIN
 : Holopherne (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 28, NUIT ET JOUR 3/1956 )

Holopherne, par Bernard Guillemain, second lauréat du concours de nouvelles de Galaxie après Michel Lacre paru en février 1956, est une amusante histoire de parole animale. Qu'est-ce qui nous distinguerait de l'animal si nous perdions ce monopole ?

Georges-Louis LASSIAZ : C'est demain le 21 mars (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 8, NUIT ET JOUR 7/1954 )

Nous n’avons rien découvert sur Georges-Louis Lassiaz. Sa nouvelle dénote pourtant un certain talent.



Michel LECLER
: Téléchrone (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 30, NUIT ET JOUR 5/1956)

Le double d'un individu dans un monde parallèle est-il identique ? Téléchrone rappellera "Malheureux Ulysse" de Jacques Droit. Michel Lecler, auteur venu de la Série 2000, sera ensuite plus connu comme scénariste, traducteur et grand spécialiste de littérature policière sous le nom de Michel Lebrun.



Daniel MAUROC : Les Télécrates (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 43, NUIT ET JOUR 6/1957)

Avec Les télécrates, de Daniel Mauroc (qui sera plus connu en sa qualité de traducteur de, entre autres, Jerome Charyn ou de Oscar Wilde, ou encore comme éditeur), nous voilà en plein spectaculaire intégré et diffus, comme disent les situationnistes. Une très efficace nouvelle sur la fascination que ne manque pas d'exercer (de nos jours) les aventures sans fin de nos héros de séries télévisées interchangeables et conçues pour tous les goûts... Mauroc pose surtout en creux la question de l'assise d'un pouvoir qui repose sur un peuple passif. Pour le regard spéculatif que l’on peut y apporter aujourd’hui, il n’y manque que la gestion de la productivité.

Jacques RAMEAU : Le Commencement de la fin (Nouvelle,  Galaxie (1ère série) n° 63, NUIT ET JOUR 2/1959 )

"HUGH fut ravi de ne pas trouver de trottoirs roulants dans cette partie de la ville : il allait pouvoir un peu marcher. Les commodités du « modernisme » lui faisaient horreur. Tout lui faisait horreur, et, au rythme de quelques enjambées, la nausée le prit d’être un homme, un de ces hommes qui enserrent l’humanité dans le corset du progrès, en le poursuivant, en le dépistant systématiquement avec une sorte de joie masochiste. Tout, pour lui, sonnait faux dans cet univers ; faux, ce décor où les hommes semblaient heureux de vivre. Allons donc ! Heureux de vivre dans un esclavage de la machine dont ils dépendaient entièrement ! Il lui revenait à l’esprit cette ancienne théorie que l’homme n’est pas fait pour le progrès, mais qu’il doit être fait par le progrès. Et lui, une créature humaine, il croyait ses semblables indignes d’apprécier, de comprendre, et surtout de s’allier ce « modernisme », alors qu’ils ne faisaient que le subir…"
Telle est l'humeur un peu grognonne pour Le commencement de la fin. La problématique du mutant, qui fait un saut évolutif individuel et spontané, face à l'évolution naturelle graduelle et tâtonnante, est ici clairement exposée dans une très bonne et simple nouvelle, par un mystérieux Jacques Rameau.

Jeannine RAYLAMBERT :
 - La Planète maudite (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 37, NUIT ET JOUR 12/1956)
 - Les Sept couleurs de son âme (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 40, NUIT ET JOUR 3/1957)
 - Le Partage de minuit (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 53, NUIT ET JOUR 4/1958)
 - Le Message de Neptunia (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 58, NUIT ET JOUR 9/1958) 
 - Demain, il fera jour (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 61, NUIT ET JOUR 12/1958)

On retrouvera Jeannine Raylambert dans Galaxie entre 1956 et 1958. Une page complète lui est dédiée sur le site consacré à son père, illustrateur et peintre.

La planète maudite rappelle "La naissance des dieux" de Henneberg, mais comme vue depuis le versant naïf de l'Olympe. A noter toutefois que Jeannine Raylambert a su pressentir cette « singularité » que nous pourrions sentir advenir en ce début de 21ème Siècle :
Ils vivaient parce qu’on leur avait donné la vie, mais ils ignoraient leur raison d’être. Les facultés fabuleuses qui leur permettaient des prouesses que, cent siècles plus tôt, on aurait baptisées « miracles » n’aboutissaient, en fin de compte, qu’à un effroyable néant. Plus ils savaient comment sont et vont les choses, en vertu de quelles lois, moins ils comprenaient pourquoi elles étaient telles dans leur univers mécanisé et métallisé à l’excès, où il fallait trimer comme des esclaves pour ne pas laisser les machines prendre le pas sur leurs créateurs.

Ah ! on en avait vu, de ces machines trop intelligentes, se mettre tout à coup à prendre des initiatives personnelles ! L’automation, les cerveaux électroniques des Terriens se trouvaient dépassés depuis longtemps… Quand une machine à composer des discours ministériels s’était avisée brusquement de donner des ordres ahurissants, capables de paralyser tout un pays en un quart d’heure, on avait compris que si ces « bécanes » restaient condamnées à effectuer tout le travail des êtres vivants, il n’en faudrait pas moins ne plus les quitter d’une semelle pour éviter les pires catastrophes.

Dans Les sept couleurs de son âme, un savant est confronté scientifiquement à toutes ses vies antérieures. Une nouvelle peut-être un peu bavarde.

Le partage de minuit s’amorce avec une bonne trouvaille, même si elle demande une forte suspension de l'incrédulité, dans un style très français, parfois même un peu mièvre, sur notre planète littéralement coupée en deux.

Bonne construction pour Le message de Neptunia, qui décrit une civilisation sous-marine, et laisse une part d'irrésolution assez présente pour laisser spéculer le lecteur.

Demain, il fera jour ! est sans doute la plus belle de ses nouvelles, sur la toute puissance scientifique et l'orgueil qui l'accompagne. Jeannine Raylambert analyse avec doigté le chapelet de sentiments qui se succèdent chez un homme qui se ferait l'égal d'un dieu.

Charles L. SOUVELIER : La Fin du monde en 2003 (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 22, NUIT ET JOUR 9/1955)

Cassandre avait reçu d'un Dieu sa prescience de l'avenir ; ici, le témoin du futur tire ses visions d'une machine… Mais comme la devineresse antique, il n'y pourra rien. Un scénario un peu simpliste parfois, mais de belles séquences de décadence dans La fin du monde en 2003, par Charles-L. Souvelier (instituteur à Bruxelles).

Jean LEC :

- Les Cinq étoiles (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 27, NUIT ET JOUR 2/1956)

- Grains de sable (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 28, NUIT ET JOUR 3/1956)

- La Pieuvre saturnienne (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 31, NUIT ET JOUR 6/1956)

- Une journée sur Deû (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 32, NUIT ET JOUR 7/1956)

- Retour à zéro (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 33, NUIT ET JOUR 8/1956)

- Aranéa (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 38, NUIT ET JOUR 1/1957)

- L'invasion des boules (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 43, NUIT ET JOUR 6/1957)

- Les transports de M. Signet (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 52, NUIT ET JOUR 3/1958)

- La danseuse volante (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 59, NUIT ET JOUR 10/1958)

- Ma poule et moi (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 60, NUIT ET JOUR 11/1958)

- Les baudruches vertes (Nouvelle, Galaxie (1ère série) n° 64, NUIT ET JOUR 3/1959)

On le constate, Jean Lec sera maintes fois publié dans Galaxie à partir de février 1956. On aurait pu imaginer qu’une prometteuse carrière d’auteur de science-fiction commençât ici – très malheureusement, Jean Lec sera victime d’un accident vasculaire cérébral en 1958, qui le laissera paralysé jusqu’à sa mort en 1964.

A l’origine peintre et illustrateur, directeur avant-guerre d’une agence de publicité, ce touche-à-tout était réputé être un anarchiste convaincu et généreux. Jean Lec était surtout publiquement connu en tant que chansonnier, et fut producteur d’une des toutes premières émissions satyriques de la télévision française : « Le grenier de Montmartre ». Les premiers lecteurs de science-fiction de cette époque auront pu apprécier dans la série 2000 des Éditions Métal deux romans : « L’être multiple » et « La machine à franchir la mort ». 

Un roman érotique de sa plume, « Mine de rien », porte en couverture une illustration dont le style rappelle fortement celui du mystérieux L.G. Keller, illustrateur de l’édition de luxe de « La tentation cosmique » du non moins mystérieux Roger Sorez dans la sus-citée Série 2000. Lec (Fernand Henri François Gustave Lecoublet) serait-il L.G. Keller sous pseudonyme ? A détailler le style fleuri de Lec, on y retrouve même un peu celui de Sorez, ouvrage fortement conseillé pour ses qualités narratives.

Une fois n’est pas coutume, Galaxie se fendra même pour Jean Lec d'un texte de présentation de l'auteur dans son numéro 31 (illustrant le mouvement - voulu ou non - de cette revue de se rapprocher de la forme éditoriale de sa rivale Fiction.) 
JEAN LEC, l’un de nos meilleurs chansonniers, a fait les beaux soirs des théâtres spécialisés de la capitale (Noctambules, Dix-Heures, Lune Rousse, etc.), et sa fameuse émission du Grenier de Montmartre demeure, depuis qu’il l’a créée (en1945), l’une des plus populaires de la radio.

Ce chansonnier fécond – 273 sketches, à ce jour, sans compter toutes ses chansons ! – est aussi un auteur fécond d’ouvrages d’anticipation. Ses deux premiers romans : L’Être multiple et La machine à franchir la mort ont paru récemment. Il vient d’en terminer deux autres : Les mutants mauves et Moi en triplicata, ainsi que plusieurs récits plus courts. GALAXIE, qui a déjà publié deux contes excellents de Jean Lec – Grains de sable et Les cinq étoiles – présente aujourd’hui La pieuvre saturnienne, une nouvelle étrange de ce brillant auteur où le présent et un futur peut-être proche se rejoignent…
Notons que les romans évoqués ("Les mutants mauves" et "Moi en triplicata") n'ont jamais vu le jour.

Les cinq étoiles demeure une nouvelle fantastique sur la métempsychose, empreinte d’un argot bien fleuri. 

Grains de sable est à ranger dans la série : « faut-il explorer seul les exoplanètes ? », 

La pieuvre saturnienne est bien menée, et décline le thème de l'invasion par l'esprit. Jean Lec maîtrise bien ses effets et ses péripéties. 

Une journée sur Deû, habile et courte nouvelle, nous rappelle la relativité de tout exotisme.

Dans Retour à zéro, on peut lire : « la planète Kcrapanul lors de mes expéditions dans la constellation Noiprocs… » Un lecteur attentif lira Lunaparck et Scorpion ; voilà bien l’humour à la française sur l’exotisme souvent exagéré du champ sémantique des space-opéras américains. Bref : une bonne et sympathique petite nouvelle où la condescendance des êtres supérieurs se prend les pieds dans le tapis.

Aranéa, une sympathique autofiction.

En lisant L’invasion des boules, on repensera au roman "La sortie est au fond de l’espace" de Jacques Sternberg, bien que le pourquoi de l'affaire y soit très différent. Jean Lec postule ici l'existence d'un niveau pangéen d'organisation de la vie, c'est à dire à celui de la planète elle-même. C'est surtout l'occasion d'un discours « œcologique » (comme on le balbutiait alors) encore assez rare à cette époque.

A la lecture de Les transports de M. Signet, on imagine que Jean Lec a peut-être lu "Terminus les étoiles" de Alfred Bester en voie de parution (avril 1958). Voilà en tous les cas une nouvelle très sympathique, sur le ton d'un Marcel Aymé.

La danseuse volante expose la force d'anti gravitation, et pour le coup la nouvelle demeure légère.

Ma poule et moi est une petite nouvelle sympathique et sans prétention ; on sent bien, encore une fois, l'influence de Marcel Aymé dans ce récit de métempsychose symbiotique.

Illustration de M. BOILEAU
Pour la dernière nouvelle de Jean Lec parue, Galaxie au bord de sa propre disparition publiera la seule et unique illustration originale (c'est à dire non issue de l'édition américaine) de toute la série. 
Dans Les baudruches vertes, Jean Lec - qui s'octroie au passage une sacrée audace toute journalistique ("Mais n’anticipons pas, bien que Galaxie soit une revue d’anticipation." y écrit-il) - évoque non seulement "Alien" - avec ce suspens d'une chasse à l'homme en huis clos - mais préfigure aussi et surtout le premier jet cinématographique de ce classique, avec cette forme volontairement ridicule de l'assaillant extraterrestre : le film de John Carpenter "Dark star", scénarisé, comme "Alien", par Dan O'Bannon. 



28 juin, 2024

Philippe DRUILLET fête ses 80 balais !

 

On a pas tous les jours 80 ans. Longue à vous, Monsieur Druillet, nous serions ravis que vous signiez pour 80 balais de plus.

En ce 28 juin, avec les hommages respectueux du PReFeG !

08 décembre, 2023

Deux bougies pour le PReFeG !

Bon sang de bonus caché !

Cette année, nous avons tenu le cap de nos publications hebdomadaires avec pugnacité, malgré l'adversité du temps, toujours lui, seul véritable sujet de roman selon H. P. Lovecraft (et beaucoup d'autres en fait...).

Au bilan pour cette année écoulée :
66 articles, toujours consultés sur tous les continents (malgré l'absence de lecteurs en Antarctique), 17 800 vues selon le service de statistiques (fier d'arroser plus de 30 000 vues au total), 26 numéros de la revue Fiction et autant de la 1ère série de la revue Galaxie, lus, relus, corrigés, souvent améliorés dans l'encodage, parfois la mise en page, et partagés ...
ET
356 auteurs recensés (soient 144 de plus que l'an passé), et autant de bibliographies visitées,
AINSI QUE
13 articles bonus publiés, mensuellement, sur des proposition toujours mises en contexte, proposant autant de livres numériques relus et corrigés ... (ah non, 15 en comptant deux bonus un peu cachés...)
LE PReFeG est fier d'avoir pu vous proposer tout cela, et d'avoir passé ce cap de la seconde année d'existence sans défaillir sur les échéances et les objectifs qu'il s'était tracé tout seul comme un grand...
 
Cela devient la coutume, nous souhaitons remercier notre petite poignée de commentateurs, pour leurs encouragements et leur bienveillance - c'est toujours grâce à vous que la motivation a pu rester intacte durant ces 52 semaines. Merci donc à Inconnu(s), Ludo le Hérison, Ogareff, Philippe from France,et Shocker
 
Vos relectures nous sont toujours précieuses, et nous poursuivons notre appel à contributeurs. Si vous désirez lire, relire, et débusquer les coquilles liées à la numérisation, pour un ou plusieurs numéros dont la publication reste à venir, ou pour les numéros déjà publiés, nous sommes preneurs de votre volontariat. Cela vaut tant pour Galaxie 1ère série (voir la page dédiée ICI), que pour la seconde série, et la revue Fiction, bien entendu. Nous pouvons vous envoyer nos fichiers bruts ; pour cela, faites vous connaître et contactez-nous via les commentaires.
 
Notre trombinoscope d'auteurs va s'étoffant. Des portraits d'auteurs nous manquent encore parfois. Si d'aventure, au hasard d'un livre, un vrai, ou d'une rétrospective,  vous croisez les bobines des auteurs et autrices suivants, et suivantes, nous sommes toujours preneurs. Les nominé(e)s à sortir de l'anonymat sont ainsi :
  • Franklin Abel, Arcadius, Stephen Arr, Gabriel Authier,
  • William L. Bade, Yves Bailly, Manly Banister, Raymond E. Banks, Stephen Barr, Jerome Barry, Michel-Aimé Baudouy, Leslie Bigelow, Albert Bilder, Con Blomberg, Lucien Bornert, Jean-Jacques Bridenne, Richard Broobank, Bill Brown,
  • Hervé Calixte, T. P. Caravan, Paul A. Carter, Michael Cathal, James Causey, Antoinette de Chevriers, Richard Chomet, Catherine Cliff, Bill Clothier, Alan Cogan, Robert Cohen, André Coypel, Levi Crow,
  • Lucius Daniels, Joe E. Dean, Guy DeAngelis, Jacques Droit, Dave Dryfoos, Jean Duzal,
  • H. Chandler Elliot, Bruce Elliott, Michel Ehrwein, Dean Evans,
  • Albert Ferlin, 
  • Robert Gauchez, Joe Gibson, Robert E. Gilbert, D. V. Gilder, Ruth M. Goldsmith, Catherine Grégoire, Bernard Guillemain,Wyman Guin,
  • Thelma D. Hamm, Kenneth Harmon, James Hart, E.C. Hornsby, P.A. Hourey, Gene Hunter,
  • Bascom Jr. Jones,
  • Donald Keith,
  • Michel Lacre, Pierre Lagarde, George-Louis Lassiaz, Pierre Lauer, Edward Lee, Y. F. J. Long, Roger Lowe, Danièle Lucaire, Edward W. Ludwig,
  • Gilles Madec, Bernard Manier, Richard Maples, Winston K. Marks, Michel Marly, Bruno Martin, Daniel Mauroc, Jack McKenty, Mark Meadows, Lion Miller, Richard DeWitt Miller, Henri Montocchio, Jacques Moreau, William Morrison, Howard L. Myers,
  • Homer Jr Nearing, Alan Nelson, R. D. Nicholson, Gali Nosek, John Novotny,
  • Jean-Jacques Olivier,
  • Gerald Pearce, A. H. Phelps, Peter Phillips, André Picot, André Piljean, Claude Pradet,
  • Frank Quattrocchi,
  • Robert S. Richardson, Ralph Robin, Edward G. Robles,
  • Joseph Satin, Joseph Shallitt, Vaughan Shelton, Richard E. Smith, Phyllis Sterling Smith, Charles L. Souvelier,
  • Max Tadlock, Stephen Tall, Graves Taylor, Jack Taylor, Martine Thomé, Don Thompson,
  • Charles Van De Vet, Lyn Venable,
  • Laura Ruth Wainwright, Floyd L. Wallace, Bryce Walton, T.S. Watt, Edward Wellen, Russ R. Winterbotham, Christopher Wood,
  • Robert Zacks.

ET DE PORTRAITS DE ALAIN DOREMIEUX, PHILIPPE CURVAL, GERARD KLEIN, JACQUES VAN HERP

 JEUNES (dans les années 50...) !!!

Le PReFeG vous renouvelle ses remerciements pour votre concours

et pour toute proposition d'amélioration.

15 octobre, 2023

Fiction a 70 ans !


Joyeux anniversaire Fiction, dont le numéro 1 paraissait il y a 70 ans jour pour jour.

Nous ne saurions faire mieux pour célébrer cet anniversaire que ce que nous nous appliquons à faire depuis décembre 2021 : vous proposer de partager dans un format numérique débarrassé des éventuelles coquilles cette revue qui paraîtra mensuellement dans les kiosques jusqu'en 1990 - un record !

Si Fiction propose dans un premier temps la traduction tout ou partie de la revue américaine "The magazine of fantasy and science fiction", elle ne cesse de s'en démarquer (et ce dès son premier numéro) en proposant une aire éditoriale à de nombreux auteurs francophones.

Fiction, c'est aussi un observatoire de tout ce qui pouvait paraître dans les genres de l'imaginaire : science-fiction, fantastique, fantasy, horreur... et même littérature plus insolite dans le sillage du surréalisme.

Des critiques détaillées, des articles de fond, agrémentent donc cette énorme anthologie qui témoigne de la "naissance" d'un genre : la science-fiction - du moins son baptême sous ce nom - et du déploiement souvent difficile des collections de l'imaginaire en France, en les soutenant, ou parfois en les secouant pour les pousser à atteindre le meilleur de leurs lignes de publications.

Fiction, c'est aussi une série de 34 numéros spéciaux consacrés à un aspect plus précis de ces littératures (SF française, italienne, de l'âge d'or, récits d'épouvante, etc...). Ces "Fiction spécial" feront aussi l'objet de publications au sein du "PReFeG", en plus des numéros mensuels délivrés une fois par semaine.

Pour finir, nous profitons de cette occasion pour remercier nos nombreux lecteurs représentés sur tous les continents, et qui témoignent, eux, d'un intérêt véritable pour l'incroyable foisonnement des littératures de l'imaginaire dans le domaine francophone.

Si notre stochastique se révèle efficiente, nous devrions accomplir notre tache de publication de l'intégrale des numéros de Fiction au format epub, corrigés et complétés, le 22 février 2034. Patience !

L'extrait suivant de UNIVERS 08 (Mars 1977) témoigne indirectement des circonstances de la création de Fiction ; composé par Jacques Sadoul, à l'occasion obituaire de la disparition de son fondateur, Maurice Renault, on notera au passage que, dans cette note, Sadoul semble régler ses comptes avec Alain Dorémieux …

Le créateur de Fiction disparaît

Maurice Renault est décédé à l’âge de 75 ans, en septembre 1976. Cette disparition affecte le monde de l’édition en général et, plus particulièrement, celui du roman policier et de la science-fiction.

Tout débuta avant-guerre lorsqu’il fonda une maison de publicité qu’il baptisa Opta, c’est-à-dire Office de Publicité Technique et Artistique (les références à « Émile Opta » sont d’invention récente.) Après-guerre, il décida d’adjoindre un département édition à l’agence Opta. Maurice Renault était un grand amateur de romans policiers et le 1er janvier 1948, il lança Mystère Magazine, une édition française de la revue américaine : Ellery Queen’s Mystery Magazine. Aux États-Unis, les éditeurs de cette revue publiaient également The magazine of Fantasy and Science-Fiction et souhaitèrent en voir paraître une édition française. Quoique Maurice Renault ne fût guère amateur de SF, il accepta et, en octobre 1953, parut le premier numéro de Fiction. Dès ce numéro, il tint à faire figurer au sommaire des textes d’auteurs français car il ne voulait pas se contenter d’être le simple traducteur de la revue anglo-saxonne. C’est ainsi que parurent une nouvelle d’André Maurois et une de Guy de Maupassant ; les rééditions firent bientôt place à des textes inédits. Pour l’aider à les sélectionner, Maurice Renault s’était adjoint deux collaborateurs : Jacques Bergier et Igor B. Maslowski. Ainsi, grâce à lui, un noyau d’écrivains de SF se forma dans notre pays au cours des premières années de la revue Fiction.

En 1958, M. Renault créa le Club du Livre Policier et relança en France les romans de Maurice Leblanc consacrés à Arsène Lupin qui était alors bien oublié.

Ses nouvelles activités, et l’édition française de Hitchcock Magazine, l’accaparèrent de plus en plus. Il avait engagé comme secrétaire de rédaction un garçon de son entourage, Alain Dorémieux, et lui abandonna de plus en plus la direction de Fiction. Le nombre des nouveaux auteurs français qui n’avaient cessé de se révéler dans ses pages commença alors de diminuer pour devenir presque inexistant dans les années 60.

En 1964, Maurice Renault reprit les droits du magazine américain Galaxy et relança cette revue qui avait connu une première édition française interrompue au bout de 65 numéros. C’est à ce moment qu’il me fit entrer à la rédaction pour prendre en main les deux revues policières. Je lui proposai aussitôt de publier des romans de science-fiction dans une formule club analogue à celle du Club du Livre Policier. Il accepta et ce fut, fin 1965, la création du Club du Livre d’Anticipation qui débuta par la mise en souscription de la trilogie d’Isaac Asimov : Fondation. Le succès du C.L.A. fut immédiat et ne s’est pas démenti depuis.

Maurice Renault fut obligé de prendre sa retraite en 1966, le nouvel actionnaire majoritaire lui ayant fait observer qu’il avait atteint l’âge limite de 65 ans ! Il commença aussitôt une carrière d’agent littéraire et devint le représentant, entre autres, de deux des plus importantes agences américaines dans le domaine de la SF, celle de Scott Meredith et celle de Forrest J. Ackerman. Il travaillait encore lorsqu’une crise cardiaque vint le terrasser.

Par son action pour l’introduction de la science-fiction en France et par l’impulsion qu’il a donnée au mouvement de SF spécifiquement français, Maurice Renault restera un des hommes ayant le plus fait pour ce genre littéraire dans notre pays. Boileau et Narcejac lui ont rendu plus particulièrement hommage en ce qui concerne son action pour le roman policier : émissions radio, Grand Prix de Littérature Policière, réédition du C.L.P., dans un article paru dans Mystère Magazine. Mais pour nous, qui avons vécu de l’intérieur le mouvement de l’éveil de la SF en France, Maurice Renault, ce fut avant tout Fiction. Qu’il en soit ici remercié.

Jacques Sadoul

08 décembre, 2022

LE PReFeG a un an !

Notre héros suprême : Youri Gagarrigues !
65 articles, consultés sur tous les continents (hormis l'Antarctique), 12 000 vues dépassées, 28 numéros de la revue Fiction et 24 de la 1ère série de la revue Galaxie, lus, relus, corrigés, souvent améliorés dans l'encodage, parfois la mise en page, et partagés ...
ET
212 agents... pardon... auteurs recensés, et autant de bibliographies visitées,
AINSI QUE
11 articles bonus publiés, mensuellement, sur des proposition toujours mises en contexte, totalisant un bonus annuel de 18 livres numériques (et 1 article)...
LE PReFeG est fier de vous avoir proposé tout cela, et d'avoir passé ce cap de la première année d'existence sans défaillir sur les échéances et les objectifs qu'il s'était tracé tout seul comme un grand...
Mais le PReFeG ne serait rien s'il prêchait dans le désert.
 
Nous souhaitons ainsi avant tout remercier notre dizaine de commentateurs, pour leurs encouragements et leur bienveillance - c'est souvent grâce à vous que la motivation a pu rester intacte durant ces 52 semaines. Merci donc à Antonio, Dj Bone, G Dai, Inconnu(s) - dont Philippe, Kod, Kpun, Magneto86, Ogareff, Philippe from France, Radisnoir, et Red. 
 
Nous profitons donc de notre anniversaire pour dresser, comme les grands enfants que nous sommes restés, la liste des cadeaux que vous pourriez nous faire à l'occasion... (Sait-on jamais, c'est bientôt Noël).
  1. Merci à Kpun pour l'envoi du n°294 de Fiction. Ce numéro, le seul qui manquait à l'appel dans notre collection, pourra paraître grâce à lui sous forme numérique dans les pages du PReFeG en Octobre 2031.
  2. Vos relectures nous sont précieuses, et nous réitérons notre appel à contributeurs. Si vous désirez lire, relire, et débusquer les coquilles liées à la numérisation, pour un ou plusieurs numéros dont la publication reste à venir, ou pour les numéros déjà publiés, nous sommes preneurs de votre volontariat. Cela vaut tant pour Galaxie 1ère série (voir la page dédiée ICI), que pour la seconde série, et la revue Fiction, bien entendu. Nous pouvons vous envoyer nos fichiers bruts ; pour cela, faites vous connaître et contactez-nous via les commentaires.
  3. Des portraits d'auteurs souvent nous manquent. Nous sommes preneurs, ainsi, de portraits de
  • Franklin Abel, Stephen Arr, Gabriel Authier,
  • William L. Bade, Yves Bailly, Manly Banister, Raymond E. Banks, Stephen Barr, Jerome Barry, Michel-Aimé Baudouy, Leslie Bigelow, Albert Bilder, Lucien Bornert, Jean-Jacques Bridenne, Richard Broobank, Bill Brown,
  • Hervé Calixte, T. P. Caravan, Paul A. Carter, Michael Cathal, James Causey, Antoinette de Chevriers, Richard Chomet, Catherine Cliff, Bill Clothier, Alan Cogan, André Coypel, Levi Crow,
  • Lucius Daniels, Joe E. Dean, Guy DeAngelis, Jacques Droit, Dave Dryfoos, Jean Duzal,
  • H. Chandler Elliot, Bruce Elliott, Dean Evans,
  • Robert Gauchez, Robert E. Gilbert, D. V. Gilder, Ruth M. Goldsmith, Bernard Guillemain,Wyman Guin,
  • Thelma D. Hamm, Kenneth Harmon, James Hart, E.C. Hornsby, P.A. Hourey,
  • Bascom Jr. Jones,
  • Donald Keith,
  • Michel Lacre, Pierre Lagarde, George-Louis Lassiaz, Pierre Lauer, Edward Lee, Y. F. J. Long, Roger Low, Danièle Lucaire, Edward W. Ludwig,
  • Gilles Madec, Bernard Manier, Richard Maples, Winston K. Marks, Michel Marly, Bruno Martin, Daniel Mauroc, Jack McKenty, Mark Meadows, Lion Miller, Richard DeWitt Miller, Henri Montocchio, Jacques Moreau, William Morrison,
  • Homer Jr Nearing, Alan Nelson, R. D. Nicholson, Gali Nosek, John Novotny,
  • Jean-Jacques Olivier,
  • Gerald Pearce, A. H. Phelps, Peter Phillips, André Picot, André Piljean, Claude Pradet,
  • Robert S. Richardson, Ralph Robin, Edward G. Robles,
  • Joseph Satin, Joseph Shallitt, Vaughan Shelton, Richard E. Smith, Phyllis Sterling Smith, Charles L. Souvelier,
  • Max Tadlock, Stephen Tall, Graves Taylor, Jack Taylor, Don Thompson,
  • Charles Van De Vet, Lyn Venable,
  • Laura Ruth Wainwright, Floyd L. Wallace, Bryce Walton, T.S. Watt, Edward Wellen, Russ R. Winterbotham,
  • Robert Zacks.

ET DE PORTRAITS DE ALAIN DOREMIEUX, PHILIPPE CURVAL, GERARD KLEIN, JACQUES VAN HERP

 JEUNES (dans les années 50...) !!!

Le PReFeG vous remercie pour votre concours et pour toute proposition d'amélioration.

Le PReFeG vous propose également