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22 juin, 2022

Galaxie (1ère série) n°011 – Octobre 1954

Des pièges, encore des pièges, pour ce numéro 11 de la revue Galaxie, qui introduit de nouveaux auteurs américains sur la scène éditoriale francophone.

Un clic sur l'image suffit pour un epub immersif !

 

Sommaire du Numéro 11 :

NOUVELLES

 

1 - James E. GUNN, Tu ne m'échapperas pas ! (1ère partie) (The Reluctant Witch/ Wherever You May Be, 1953), pages 2 à 32, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Mel HUNTER

2 - Frank Malcolm ROBINSON, Héros malgré eux (The Reluctant Heroes, 1951), pages 33 à 49, nouvelle, trad. (non mentionné)

3 - Robert SHECKLEY, Quelque chose pour rien (Something for Nothing, 1954), pages 50 à 62, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Dick FRANCIS

4 - Willy LEY, Saviez-vous que ?, pages 63 à 65, article, trad. (non mentionné)

5 - Richard WILSON, Dis-moi qui tu hantes... (The Inhabited, 1953), pages 66 à 83, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par ASHMAN

6 - William MORRISON, Le Docteur fait du charme (Bedside Manner, 1954), pages 84 à 99, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par VIDMER

7 - Raymond Z. GALLUN, « A manipuler avec précaution » (Stamped Caution, 1953), pages 100 à 126, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par KOSSIN

 

Rapport du PreFeG (Juin 2022)

  • Relecture
  • Corrections orthographiques et grammaticales
  • Vérification des casses et remise en forme des pages de titre 
  • Note (1) ajoutée.
  • Vérification et mise à jour des liens internes
  • Mise au propre et noms des fichiers html
  • Mise à jour de la Table des matières
  • Mise à jour des métadonnées (auteurs, résumé, date d'édition, série, collection, étiquettes)

Premier piège, dans la série "cherchez la femme", dans la première partie d'une novella signée James E. Gunn (Monsieur Star Trek, rebaptisé James A. Gunn dans la revue), avec "Tu ne m'échapperas pas !". 

Piège encore, et cruauté de forcer un homme mettre ses aspirations privées de côté pour l'obliger à exercer ses compétences, dans "Héros malgré eux", signé Frank Malcolm Robinson. On avait pu découvrir cet auteur comme chef de file d'un genre nouveau que Boris Vian et Stephen Spriel (aka. Michel Pilotin) tentaient de définir dans leur article (historique) "Un nouveau genre littéraire : la science-fiction", dans la revue "Les temps modernes" d'Octobre 1951. 

Autre piège : Une machine à sou... haits ; l'inévitable Robert Sheckley nous régale encore de son humour sardonique dans "Quelque chose pour rien". 

Et puis... le piège ultime pour l'esprit invasif venu d'une autre dimension : l'esprit d'un fou. Très fine nouvelle de Richard Wilson : "Dis-moi qui tu hantes".

On retrouve William Morrison, et ses confrontations d'échelles avec "Le docteur fait du charme", ici l'on interroge ce qui est normal, ce qui est souhaitable, ce qui est envisageable, et ce qui est - tout simplement - et l'ordre de leurs priorités, dans une histoire où un être humain "augmenté" malgré lui doit puiser la force de refuser les améliorations de son être.

Enfin, on assiste aux débuts prudents des relations terriens - martiens avec "Manipuler avec précaution" du rare Raymond Z. Gallun (que le public francophone a déjà pu découvrir dans l'Anthologie "Escales dans l'infini" en Mars 1954).

Un article de fond de Willy Ley sur les travaux de Einstein agrémente le tout.

21 mars, 2022

Cadeau bonus : « Escales dans l’infini » - Georges H. Gallet, Mars 1954 ; ou « la première anthologie française de science-fiction ».

Chers usagers du PReFeG, c’est aujourd’hui le printemps !

Pour l'epub, c'est par ici !
Pour célébrer ce solstice toujours très attendu après les rudesses hivernales, rien de tel qu’un bon cocktail propre à faire éclater un florilège de saveurs dans nos papilles intellectuelles. Nous vous proposons aujourd’hui, toujours en cliquant sur sa couverture ci-contre et en format epub,  la toute première anthologie française traitant de science-fiction comme un genre à part entière : « Escales dans l’infini », n°26 de la collection « Le rayon fantastique », dont Georges H. Gallet, l’anthologiste de ce volume, était aussi le co-directeur.

Nous reviendrons plus avant sur cette prestigieuse collection trop tôt disparue. Penchons-nous tout d’abord sur cette anthologie.

Sommaire

1 - Georges H. GALLET, L'Aventure de la science, pages 7 à 9, préface

2 - Stanley WEINBAUM, Odyssée martienne (A Martian Odyssey, 1934) , pages 11 à 41, nouvelle, trad. Georges H. GALLET

3 - John WYNDHAM, Touristes des temps futurs (Pauwley's Peepholes / Operation Peep, 1951) , pages 42 à 64, nouvelle, trad. Georges H. GALLET

4 - Lyon Sprague DE CAMP, La Girafe bleue (The Blue Giraffe, 1939) , pages 65 à 93, nouvelle, trad. Georges H. GALLET

5 - Catherine L. MOORE, Shambleau (Shambleau, 1933) , pages 94 à 122, nouvelle, trad. Georges H. GALLET

6 - John Ullrich GIESY, Colin-Maillard (Blind man's buff) , pages 123 à 141, nouvelle, trad. Georges H. GALLET

7 - Francis FLAGG, L'Homme-machine d'Ardathia (Machine-man of Ardathia, 1927) , pages 142 à 158, nouvelle, trad. Georges H. GALLET

8 - Raymond Z. GALLUN, La Bête du vide (A Beast of the Void, 1936) , pages 159 à 180, nouvelle, trad. Georges H. GALLET

9 - Abraham MERRITT, Trois lignes de vieux français (Three Lines of Old French, 1919) , pages 181 à 203, nouvelle, trad. Georges H. GALLET

10 - Manly Wade WELLMAN, Station interplanétaire n° 1 (Space Station No. 1, 1936) , pages 204 à 219, nouvelle, trad. Georges H. GALLET

11 - William Frederick TEMPLE, Le Sourire du sphinx (The Smile of the Sphinx, 1938) , pages 220 à 253, nouvelle, trad. Georges H. GALLET

De ces nouvelles, six n’ont encore à ce jour pas encore été rééditées (« La girafe bleue » de Sprague De Camp, « Colin-Maillard » de John Ullrich GIESY, « L'Homme-machine d'Ardathia » de Francis FLAGG, « La Bête du vide » de Raymond Z. GALLUN, « Station interplanétaire n° 1 » de Manly Wade WELLMAN, et « Le Sourire du sphinx » de William Frederick TEMPLE.)

Rapport du PReFeG :
  • Relecture, vérification orthographique et grammaticale
  • Mise au propre et noms des fichiers html
  • Mise à jour des métadonnées (auteurs, résumé, date d'édition, série, collection, étiquettes.)

 

Comme pour « Germes de vie » de John Taine, le choix de faire entrer « Escales dans l’infini » dans l’espace du PReFeG a été motivé par les recommandations fort élogieuses de la revue Fiction.

Cet ouvrage nous fut présenté, dans le n°7  daté de Juin 1954 (voir notre article). Nous reproduisons ici la critique plus détaillée que ce même numéro proposait dans sa « Revue des livres » :

« Alors que la première anthologie policière française, « La Douzaine du diable », a paru avec plus d’un demi-siècle de retard sur les Anglo-Américains, l’anticipation scientifique, elle, a plus de chance et « Escales dans l’infini », compilée par Georges H. Gallet, vingt-quatrième volume du « Rayon Fantastique », que se partagent les Ed. Hachette et les Ed. Gallimard, est publiée quatre ans seulement après l’apparition de la « science-fiction » sur le marché français.

C’est sous l’étiquette Hachette que paraît ce recueil composé de dix nouvelles d’anticipation ou de fantastique. Leur valeur est inégale et, à côté d’excellents récits, il y en a de plus faibles. Mais l’ensemble est fort intéressant et le livre mérite toute votre attention.

Une œuvre se détache nettement des autres, œuvre classique qui a été reproduite plus d’une fois dans les anthologies américaines : « Shambleau », de Catherine L. Moore, qui, malgré ses 21 ans d’âge, est plus remarquable, plus terrifiante que jamais. Ce n’est pas seulement un magnifique conte d’horreur fantastique mais une explication intelligente de la légende de la Gorgone. Même si cette œuvre était la seule valable du recueil, elle en justifierait l’achat. Oui, c’est un authentique chef-d’œuvre.

« Trois lignes de vieux français » (Three Lines of old French), d’A. Merritt, aurait pu figurer au sommaire de n’importe quelle bonne anthologie fantastique. C’est en effet, une histoire surnaturelle que celle de ce soldat britannique qui, accroché à sa tranchée, se voit tout à coup transporté deux siècles en arrière. A-t-il rêvé ? On le croirait presque. Et pourtant… Plein de mystère et de poésie.

Étant grand amateur de chats, je n’ai pu m’empêcher d’aimer « Le Sourire du Sphinx » (The Smile of the Sphinx), de William F. Temple, qui, bien que vieux de quinze ans, est tout aussi frais que le jour où il fut publié pour la première fois. (Le conte a d’ailleurs été rajeuni.) Imaginez l’étonnement d’un citoyen qui, en rentrant dans sa ville, rencontre tout à coup une armée de chats, des milliers, des dizaines de milliers de chats qui, en bon ordre, évacuent la cité. L’étonnement dudit citoyen ne fait que croître lorsque, peu après, tous les arsenaux du pays sautent un à un. Et c’est la stupéfaction qui s’empare de lui quand un voisin vient le trouver et, tout en lui expliquant les raisons de l’exode des félins, prétend lui démontrer celles de l’inimitié traditionnelle entre minous et chiens. Si vous avez un chat, je parie que vous le regarderez avec méfiance après avoir lu ce récit à la fois drôle et angoissant.

« Touristes des temps futurs » (Pawley’s peepholes), de John Wyndham est une nouvelle carrément humoristique, dont le titre indique bien le contenu. Il y a quelques petites longueurs, mais le tout est fort drôle et la chute (psychologique) fort bien amenée.

« La Bête du vide » (A Beast of the Void), de Raymond Z. Gallun, est plus fantastique que scientifique. Elle eût pu être écrite par Cyrano de Bergerac.

« Odyssée martienne » (A Martian Odissey), de Stanley Weinbaum, est curieuse à plus d’un titre. En particulier, la faune et la flore de l’astre rouge y sont décrites avec beaucoup d’ingéniosité. À signaler l’excellente chute qui survient au moment où l’on ne s’y attend guère.

« L’Homme-machine d’Ardathia » (Machine-man of Ardathia), de Francis Flagg, autre classique de l’A.S. (c’est le doyen du recueil – vingt-sept ans !), est un conte à tendances philosophiques, de conception britannique. C’est, en fait, un dialogue entre un homme des temps présents et un robot des temps futurs, et l’auteur en profite pour égratigner un peu le règne de la technocratie.

« La Girafe bleue » (The Blue Giraffe), de L. Sprague de Camp, est un récit axé sur les effets de la radioactivité.

« Station interplanétaire n°1 » (Space Station n°1), de Manly Wade Wellman, et « Colin-maillard » (Blind Man’s Buff), de J.U. Giesy, sont les deux contes les plus faibles du recueil. Le premier est une espèce de western, le second une variante vraiment un peu facile du thème de « L’Homme invisible ». Nous eussions aimé que notre confrère Gallet leur eût préféré deux récits d’auteurs français. »

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