Affichage des articles dont le libellé est Dean Evans. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dean Evans. Afficher tous les articles

05 juillet, 2023

Galaxie (1ère série) n°040 – Mars 1957

Entre les piliers de ce Galaxie du Printemps 1957 se rendent visibles de nombreux textes qui resteront sans publication ultérieure. De bonnes occasions de les (re)découvrir.

 

On ne sait plus où donner du clic, mais qu’importe !

 Sommaire du Numéro 40 :


1 - Isaac ASIMOV, Sept hommes dans l'espace (The C-Chute, 1951), pages 2 à 35, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Ed EMSH

2 - Kris Ottman NEVILLE, De bonne guerre* (Moral Equivalent, 1957), pages 36 à 56, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Dick FRANCIS

3 - Dean EVANS, Partout, rien que des morts !* (Not a Creature Was Stirring, 1951), pages 57 à 63, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par David STONE

4 - Robert SHECKLEY, Rien n'est simple dans la galaxie ! (Milk Run, 1954), pages 65 à 79, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Dick FRANCIS

5 - Donald KEITH, Trafic d'esclaves* (Butterfly 9, 1957), pages 81 à 100, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Jack GAUGHAN

6 - COLLECTIF, Votre courrier, pages 101 à 102, courrier

7 - Jeannine RAYLAMBERT, Les Sept couleurs de son âme*, pages 103 à 115, nouvelle

8 - (non mentionné), Saviez-vous que..., pages 116 à 116, notes

9 - Jimmy GUIEU, Les Soucoupes volantes, pages 117 à 119, chronique

10 - Richard MATHESON, « Allô, miss Eva !... » (Sorry, Right Number, 1953), pages 120 à 128, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par SOSSMAN (ou SUSSMAN)

11 - Ross ROCKLYNNE, Passagère clandestine pour la Lune* (Jaywalker, 1950), pages 129 à 138, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Don SIBLEY

12 - Michael SHAARA, Un homme distingué* (Man of Distinction, 1956), pages 139 à 144, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Dick FRANCIS

* Nouvelle restée sans publication ultérieure à ce numéro.


Un bon récit sur l'héroïsme et ses motivations qu’est Sept hommes dans l’espace, par Isaac Asimov. Un peu bavard au début, comme souvent chez Asimov, mais agréablement contrebalancé ensuite par une phase d'action pleine de suspens.

De bonne guerre, par Kris Neville est une nouvelle qui porte bien son titre... Un peu "mégalanthropique" toutefois.

"Je suis vivant et vous êtes morts" écrira Philip K. Dick dans son futur "Ubik". Partout, rien que des morts !, par Dean Evans, au ton très "Twillight zone" illustre bien ce point de vue. On pensera également à "L'invention de Morel" de Bioy Casares.

Le retour de Cergue et Arnaud, les « décontaminateurs » de monde, et leurs casse-têtes habituels, avec Rien n’est simple dans la Galaxie !, par Robert Sheckley. Une nouvelle drôle et légère.

Trafic d’esclaves, par Donald Keith, est une bonne nouvelle assez trépidante et qui nous offre un bel exposé sur les lois temporelles. Sous ce nom d’auteur se cachent le doublon Donald et Keith Monroe, qui se feront connaître aux Etats Unis avec leur série « Time Machine » dans les années soixante.

Dans Les sept couleurs de son âme, par Jeannine Raylambert, un savant est confronté scientifiquement à toutes ses vies antérieures. Un peu bavard.

"Allô, miss Eva !…" , par Richard Matheson, fera penser au "Témoignage de Randolph Carter" de Lovecraft ; mais ici Matheson traite surtout de l'ennui de la fin de vie. Une adaptation télévisuelle dans la série Twillight zone (La quatrième dimension)  est consultable en ligne ICI (grâce aux bons soins de nos infatigables archivistes de l’UFSF). On y remarquera une extension scénaristique plus cruelle que la nouvelle d’origine.


Passagère clandestine pour la Lune, par Ross Rocklynne est une bluette un peu mièvre et légèrement sexiste. On y notera toutefois un exposé qui explicite ce que la nouvelle de Sheckley évoquait, et l'expression "chute libre", employée en aéronautique, à laquelle on préférera plus tard le terme d’"apesanteur". 

Dans Un homme distingué, par Michael Shaara, on retrouve le projet utopique des mormons d'établir le preuve impossible d'un couple adamique originel, et on y notera une bien curieuse spéculation sur la "désolation originelle de l’Allemagne du Nord." Bref : un fatras de phallocratie adamique qu’on oubliera.

Nos avancées technologiques d'aujourd'hui ne sont qu'une mise à disposition publique des trouvailles d'hier. Voici pour exemple un extrait de la rubrique « SAVIEZ-VOUS QUE… ».

SAVIEZ-VOUS QUE…

…Un cerveau électronique avait composé un quatuor ?

Avec, comme éléments, les régies de composition de base, traduites en symboles mathématiques, le cerveau électronique Illiac a écrit une « suite » en trois mouvements pour instruments à corde. Quatre musiciens, humains ceux-ci, l’ont exécutée devant un auditoire de deux cents personnes, en Illinois.

 

Il parait que le résultat n’a pas fait oublier Beethoven, ni Mozart…

16 novembre, 2022

Galaxie (1ère série) n°024 – Novembre 1955

Des appareillages qui font de l'individu un surhomme, des surhommes qui ne pensent qu'en termes de chasse ou de pièges… Le contrat social en prend un coup dans ce numéro 24 de Galaxie !

 


Sacré tableau de bord, Teddy ! Ça clique partout !

Sommaire du Numéro 24 :

1 - Floyd L. WALLACE, Escale sur Godolph (Delay in Transit, 1952), pages 2 à 34, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Don SIBLEY

2 - Robert ARTHUR, Ce monde mystérieux (The aggravation of Elmer, 1955), pages 35 à 39, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par CAVAT

3 - Gerald PEARCE, Le Mur des rêves (The dreaming wall, 1955), pages 40 à 61, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Mel HUNTER

4 - Fritz LEIBER, Pas d'amateurs aujourd'hui (A Bad Day for Sales, 1953), pages 63 à 70, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Ed EMSH

5 - COLLECTIF, Votre courrier, pages 71 à 73, courrier

6 - James Henry SCHMITZ, Les Invisibles (The Altruist, 1952), pages 74 à 92, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par ASHMAN

7 - Kris Ottman NEVILLE, Chasseur... ou gibier ? (Hunt the Hunter, 1951), pages 93 à 106, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Elizabeth McINTYRE

8 - Dean EVANS, Les Lunes de Mars (The Moons of Mars, 1952), pages 107 à 119, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par WILLER

9 - (non mentionné), Saviez-vous que..., pages 120 à 120, notes

10 - Henry KUTTNER & Catherine L. MOORE, Gladiateurs de demain (Home is the Hunter, 1953), pages 121 à 130, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par ASHMAN

11 - Raymond E. BANKS, Le Secret de l'immortalité (This Side Up, 1954), pages 131 à 144, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Dick FRANCIS

Une amusante romance qui déploie l'invention (de nos jours éventée) du serviteur mécanique, comme un smartphone intégré au corps, couplé à l'enjeu pas encore envisagé de la communication intragalactique instantané, c'est Escale sur Godolph par F. L. Wallace.

Toujours sur le sujet d'une technologie supérieure au service d'un seul individu. Une jolie petite farce : Ce monde mystérieux, par Robert Arthur, où l'on retrouve le gout de cet auteur pour l'enfance...

L'Amérique du début du 20ème Siècle transposée sur Mars, dans Les lunes de Mars, par Dean Evans, une histoire mêlant métissage inter espèces et chercheurs d'or...

Une nouvelle qui pourrait aller plus loin : Les Invisibles, par James H. Schmitz. On pensera beaucoup au récent roman de Damasio : Les furtifs.

Une planète piège, dans Le mur des rêves par Gérald Pearce, et un autre piège tendu lors d'une partie de chasse, avec Chasseur… ou gibier ? par Kris Neville. Le contexte d'une exo planète n'est ici qu'un prétexte, mais le suspens demeure bien rendu.

On se souvenait de Shambleau, de Catherine L. Moore, parue dans la première anthologie de science-fiction en France : Escales dans l'infini. Voici la première nouvelle publiée en revue du célèbre couple Moore et Kuttner et leur style bien à eux, avec Gladiateurs de demain. Sur le thème de la chasse à l'homme, on pensera à Septième victime, de Sheckley, paru dans Galaxie n°4, ou à Le soutien le plus sûr de Evelyn E. Smith, paru dans Galaxie n°19

Un pilier de Galaxie : Fritz Leiber nous propose, une très belle nouvelle, qui met en balance la Peur de la bombe avec l'insouciance de l'American way of life. C'est Pas d’amateurs, aujourd’hui.

Avec Le secret de l’immortalité, de R.-E. BANKS, on pensera certainement à Kurt Vonnegut et son temps inversé évoqué dans Abattoir 5 (1969), comme à Philip Dick et son A rebrousse- temps, (1967) ainsi qu'à La flèche du temps de Martin Amis (1991), ou aux Récits de l'infini de Camille Flammarion (1872). Tous (hormis Flammarion, mais tout est possible avec cet homme-là) ont peut-être lu cette nouvelle très audacieuse...


C'est officiel : en ce mois de Novembre 2022, nous passons le cap des 8 milliards d'êtres humains sur Terre... Un extrait de la rubrique "Votre courrier" pour terminer, au sujet du problème de la surpopulation et des ressources limitées de la planète. Voici ce qu'on pouvait en dire en 1955 :

Une nouvelle récemment publiée dans Galaxie avait pour sujet un exode massif des habitants de la Terre vers les planètes colonisées. Ces départs avaient pour cause l’accroissement rapide de la population du monde. Est-il possible de déterminer quand la population terrestre deviendra trop nombreuse pour les ressources disponibles ? Quels remèdes pourrait-on apporter à ce problème ?

  Mme Duffaut, Mézières.
 
Au XVIIe siècle, on évaluait la population de notre monde à environ cinq cents millions d’habitants. Au milieu de notre siècle, elle a atteint déjà le chiffre de deux milliards cinq cents millions. On a relevé un taux d’accroissement de la natalité d’environ un pour cent tous les dix ans, au moins depuis le début du siècle.

Dès 1980, la population terrestre atteindra près de quatre milliards d’individus. Il est évident qu’une augmentation aussi rapide – les naissances sont plus nombreuses, et la moyenne des humains vit plus longtemps qu’autrefois – nécessitera une modification profonde des méthodes de production et de distribution des ressources.

Étant donné les progrès incessants réalisés dans le domaine de l’agriculture aussi bien qu’en chimie, il est difficile de déterminer à quel moment la population dépassera les possibilités d’alimentation du globe.

Les remèdes à ce danger prévisible ? Ils sont d’ordre économique et social. Production accrue et dosage des régimes alimentaires ne suffiront certes plus à la fin de notre siècle, si l’accroissement de la population se poursuit à la même cadence. La limitation du nombre des naissances ? C’est là une mesure qui heurte des principes religieux on moraux dans la plupart des pays.

Pour la colonisation des planètes, il n’en est pas encore question, puisque l’homme n’a pas encore réussi à échapper au champ de gravité de sa planète. Néanmoins, il existe encore dans le monde – en Amérique du Sud, au Sahara, par exemple – des régions que les progrès de l’économie et de la science permettront un jour – relativement prochain – de mettre en valeur pour augmenter les ressources alimentaires et autres.

Le PReFeG vous propose également