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07 janvier, 2026

Fiction n°132 – Novembre 1964

Une fois encore, les textes des auteurs anglo-saxons de ce numéro, et bien qu'ils soient de bonne qualité, resteront sans publication ultérieure, que ce soit en recueils ou en anthologies ; à l'exception de celui de Leiber,  repris récemment dans une intégrale concernant "La Guerre Uchronique" chez Mnemos (2020). Côté francophonie, Alain Dorémieux camoufle son privilège d'éditeur sous le masque jetable d'un pseudonyme qui ne lui servira que deux fois. Bref, encore un numéro de raretés pour collectionneurs aguerris !


Qui vous a dit que le schmilblick était un œuf ?

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Sommaire du Numéro 132 :


1 - (non mentionné), Nouvelles déjà parues des auteurs de ce numéro, pages 8 à 8, bibliographie

NOUVELLES


2 - J. T. McINTOSH, La Planète pauvre (Poor Planet, 1964), pages 9 à 40, nouvelle, trad. Christine RENARD *

3 - Fritz LEIBER, Les Vents de Mars (When the Change-Winds Blow, 1964), pages 41 à 50, nouvelle, trad. Christine RENARD

4 - Edward JESBY, L'Homme de la mer (Sea Wrack, 1964), pages 51 à 68, nouvelle, trad. Christine RENARD *

5 - Allen Kim LANG, Le Loup dans la bergerie (Thaw and Serve, 1964), pages 69 à 77, nouvelle, trad. (non mentionné) *

6 - Paul GREGOR, La Vallée des monstres, pages 78 à 84, nouvelle *

7 - Doris Pitkin BUCK, Naissance d'un jardinier (Birth of a Gardener, 1961), pages 85 à 95, nouvelle, trad. Michèle SANTOIRE *

8 - Gilbert ATLANTE, Chère Salamandre !, pages 96 à 101, nouvelle

9 - J. P. SELLERS, Un message urgent pour Mr. Prosser ( Urgent Message for Mr. Prosser, 1964), pages 102 à 110, nouvelle, trad. Pierre BILLON *

10 - Rudyard KIPLING, Eux (They, 1904), pages 111 à 134, nouvelle, trad. Arthur AUSTIN-JACKSON & Louis FABULET 

CHRONIQUES


11 - (non mentionné), Mort de Jean Ray, pages 134 à 135, article

12 - COLLECTIF, Ici, on désintègre !, pages 136 à 146, critique(s)

13 - Alain DORÉMIEUX, Jean Ray défiguré, pages 147 à 149, article

14 - Jacques GOIMARD, Notules, pages 149 à 153, article

15 - Jacques SADOUL, Les Comics de science-fiction, pages 154 à 160, article


* Nouvelle restée sans publication ultérieure à ce numéro.


On aurait pu croire que J. T. McIntosh ne se contente que de maquiller en SF une histoire d'espionnage classique ; mais ce serait oublier qu'il s'agit d'un vieux routard qui maîtrise les ficelles du métier. L'idée principale de La planète pauvre est bien de l'ordre de la science-fiction (même si en l'exprimant ainsi : "n'est pauvre que celui qui ne peut pas épargner", rien ne nous le laisse présager). On se croirait un peu en virée en Corée du Nord. On pourrait peut-être reprocher à McIntosh la condescendance paternaliste de son héros, qu'on pourrait imaginer comme étant celle d'un McIntosh devant ses jeunes pairs. Une nouvelle efficace quoi qu'il en soit.


Les vents de Mars de Fritz Leiber soufflent une poésie en prose post-apocalyptique dans la solitude du sol martien, et diffusent des mirages.


L'homme de la mer de l'inconnu Edward Jesby est un récit proche de ceux de Poul Anderson, sur les peuples des temps de la reconstruction d'après la guerre nucléaire. Le ton y est plus poétique, mais plus évasif aussi, ce qui rend les enjeux un peu flous.


Allen Kim Lang travaille son sujet avec cruauté, et nous rappelle dans Le loup dans la bergerie qu'une utopie - ici celle d'un avenir où les rivages d'une paix universelle sont enfin atteints - ne saurait se maintenir en y agglomérant des éléments étrangers - ici celui d'un criminel de notre temps (ou presque) et condamné à une cryogénisation longue et au réveil dans un avenir incertain. On repensera au film Demolition man, mais vécu du point de vue du "méchant", ou encore à Idiocracy, dans une moindre mesure.


La vallée des monstres est perdue aux fins fonds de la jungle amazonienne, et des êtres y sont condamnés à y vivre une vie éternelle. Le voyageur égaré s'y échouant n'emportera que du mystère.

A propos de l'auteur : Paul Sebescen (1909-1988), dit Paul Gregor, s'était fait connaître dans les milieux ésotériques français par la publication en 1964 d'un étonnant témoignage sur la sorcellerie brésilienne, à savoir la macumba. Il avait été initié dans sa branche dite kwimbanda, celle considérée comme la plus «noire». Une sorcellerie étrange, à mille lieues des conceptions de la modernité occidentale. Né en Yougoslavie en 1909, Paul Gregor a toujours fait preuve d'un éclectisme pour le moins surprenant. D'abord juge d'instruction à Belgrade, il a été imprimeur, professionnel de tennis, chercheur de pierres précieuses, directeur de théâtre, producteur de films, éditeur, attaché de presse auprès de la légation yougoslave à Rio de Janeiro, explorateur, journaliste, camionneur, écrivain, dramaturge, cinéaste, etc. (source : http://bibliomane.free.fr/rec.php?aut=greg1)


Le brillant savant et sa jolie femme un peu simple d'esprit - voilà le cliché que Doris Pitkin Buck nous propose de déconstruire allègrement dans Naissance d'un jardinier, qui emprunte autant au fantastique qu'à la science-fiction, et autant à la sagesse orientale qu'au cartésianisme occidental. 


Chère salamandre ! est une charmante petite fable signée Alain Dorémieux sous le pseudonyme de Gilbert Atlante. On y retrouve l'axolotl, cet animal si étrange déjà célébré par Robert Abernathy (in Fiction n°13) et par Julio Cortazar (in Fiction n°114).

Bien mené, ce témoignage d'un gardien de nuit faisant l'objet de Un message urgent pour Mr. Prosser n'est qu'à peine fantastique et aurait plutôt sa place dans Mystère magazine (bien que Fiction place la nouvelle dans son fourre-tout "Insolite"). Mais on pourra l'apprécier tout de même, par sa vivacité de ton et son sens de l'énigme.


Circonvolutions autour du sens encore, mais cette fois-ci à la façon d'un Henry James, sans secret ni damnation néanmoins, bien que la même circonspection sur les propos rapportés par le narrateur y soient recommandés. Le thème classiquement fantastique de Eux (on se doutera bien vite de leur nature) ne sera jamais nommé, et Rudyard Kipling saura l'orner d'un style charmant et délicat.


Côté rubriques : en plein second souffle dans sa carrière, Jean Ray vient de rendre le dernier. Le précédent numéro de Fiction faisait encore état de sa nouvelle publication, mais la nouvelle tombe comme un couperet. Une note en fait état :

MORT DE JEAN RAY

Nous ne pensions pas, en présentant en mai 1964 notre numéro spécial Jean Ray, que ce serait là un des derniers hommages que celui-ci recevrait de son vivant. Son cœur déjà donnait depuis longtemps des inquiétudes à son entourage, et à plusieurs reprises des crises alarmantes l'avaient frappé. Ces derniers mois, cependant, son état s'était amélioré et ses amis reprenaient espoir. Il eut la très grande joie de tenir entre les mains le numéro que nous lui avons consacré. Il n'aura pas eu celle de voir le film qu'Alain Resnais compte toujours tirer un jour des Aventures d'Harry Dickson. Il s'est éteint doucement, le 16 septembre, dans sa maison de Gand. Il était âgé de 77 ans. Avec lui disparaît une grande figure : sans doute celle du plus grand auteur fantastique européen vivant. Il avait récemment reçu dans notre pays une consécration méritée de longue date. Les éditions Marabout, puis Robert Laffont, avaient entrepris des rééditions dont chaque nouveau titre augmente une liste déjà importante.

 

La place accordée par la presse française à sa mort montre qu'il « existait », désormais, aux yeux des critiques. On regrette qu'il ait dû attendre si tard pour que son talent s'impose en France. D'autant que nous avions été les premiers (dès 1951 dans Mystère-Magazine et 1954 dans Fiction) à le révéler.

 

Nous avions à maintes reprises souligné son importance. Rappelons l'article de Jacques Van Herp dans notre numéro 38 : Jean Ray ou le combat avec les fantômes, ainsi que la liste de ses nouvelles dans les deux revues : 

 

Mystère-Magazine

n° 41 La main de Goetz von Berlichingen

n° 57 Le dernier voyageur

n° 116 Dents d'or

n° 135 Mr. Gless change de direction

n° 142 Je cherche Mr. Pilgrim

 

Fiction

n° 9 La ruelle ténébreuse

n° 18 Le « Psautier de Mayence »

n° 38 Le Grand Nocturne

n° 48 Maison à vendre

n° 51 La choucroute

n° 82 Le cimetière de Marlyweck

n° 85 Le miroir noir

n° 99 Monsieur Wohlmut et Franz Benschneider

n° 100 Dürer, l'idiot

n° 102 La nuit de Pentonville

n° 105 Les noces de Mlle Bonvoisin

n° 108 Irish Whisky

n° 109 Josuah Güllick, prêteur sur gages

n° 110 Les étranges études du Dr. Paukenschläger

n° 126 Bonjour, Mr. Jones !

n° 126 Croquemitaine n'est plus

n° 126 Tête-de-lune

Et invitons nos lecteurs à se reporter à notre numéro spécial de mai dernier, qui contient la meilleure source de renseignements que l'on puisse trouver sur la vie de Jean Ray et son œuvre.

Frédéric de Towarnicki (à gauche) et une rencontre
entre Henri Vernes, Alain Resnais et Jean Ray (à droite).
Deux petites précisions s'imposent ; d'une part les indices biographiques rapportés dans les articles en question se révèleront en grande partie fictionnels (le chercheur flamand Geert Vandamme parle même de "rayalité" pour dénommer ces éléments biographiques imaginés et rapportés par Ray lui-même), d'autre part le film d'Alain Resnais adaptant Harry Dickson pour le cinéma ne verra jamais le jour. Un ouvrage, toutefois, relatant les repérages et les essais scénaristiques en fait état : Le scenario de Frédéric de Towarnicki pour un film (non réalisé) par Alain Resnais (Capricci - 2007). 

Dans ce même numéro de Fiction, on pourra lire la critique très acerbe que Alain Dorémieux fait du film de Jean-Pierre Mocky, La grande frousse, adaptation co-signée par Mocky et Gérard Klein de "La cité de l'indicible peur". Resnais, qui sait, aurait peut-être été plus inspiré, du moins aux yeux de Dorémieux, qui n'en est pas là à sa première séance gentiment pugilistique avec Klein (que, poliment, Dorémieux évite de nommer).



Le fait notable de la publication de la Chronique Les Comics de science-fiction n'est pas qu'elle aurait pu marquer les débuts d'une rubrique plus régulière, mais bien la trace assez rare de son auteur, qui vient à peine d'entrer dans l'équipe des Editions Opta : Jacques Sadoul. Nous reviendrons plus longuement sur cette signature - importante dans le monde de l'édition de la SF en France des années à venir - à l'occasion du Galaxie n°12 et de la publication du premier volume au "Club du Livre d'Anticipation" (CLA) des Editions OPTA.

22 octobre, 2025

Fiction n°127 – Juin 1964

Un maximum de raretés qui ne seront plus republiées ensuite, parmi lesquelles des nouvelles de Fernando Arrabal, de Robert F. Young, du prolifique Keith Laumer, ou encore de Michel Demuth sous le pseudonyme de Jean-Michel Ferrer (dont les écrits demeurent étonnamment absents des recueils demuthiens). Le numéro s'ouvre sur le Prix Hugo 1964 de la nouvelle, plutôt une novella (et Fiction s'aligne ici sur la ligne éditoriale toute neuve de Galaxie), signée Poul Anderson, qui tient lieu de pilier avec un classique de Richard Matheson.

Un fauteuil pour deux… extraterrestres !

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Sommaire du Numéro 127 :


1 - (non mentionné), Nouvelles déjà parues des auteurs de ce numéro, pages 6 à 6, bibliographie


NOUVELLES


2 - Poul ANDERSON, Pas de trêve avec les Rois ! (No Truce with Kings, 1963), pages 7 à 69, nouvelle, trad. Pierre BILLON

3 - Keith LAUMER, Unité de combat (Combat Unit, 1960), pages 70 à 83, nouvelle, trad. Michel DEMUTH *

4 - Jean-Michel FERRER, ...et jeune à nouveau, pages 84 à 87, nouvelle *

5 - Robert F. YOUNG, Amour sidéral (The Eternal Lovers, 1963), pages 88 à 91, nouvelle, trad. Michèle SANTOIRE *

6 - J. P. SELLERS, Pete fait mouche (Pete Gets His Man, 1963), pages 92 à 101, nouvelle, trad. Michel DEUTSCH *

7 - Richard MATHESON, La Fille de mes rêves (Girl of My Dreams, 1963), pages 102 à 114, nouvelle, trad. Christine RENARD

8 - Wenzell BROWN, Le Persécuteur (The Follower, 1964), pages 115 à 125, nouvelle, trad. Pierre BILLON *

9 - Lieutenant KIJÉ, La Main, pages 126 à 129, nouvelle *

10 - Alain MARK, Les Béquilles, pages 130 à 133, nouvelle *

11 - Fernando ARRABAL, Concert dans un œuf, pages 134 à 136, nouvelle *

 

CHRONIQUES


12 - COLLECTIF, Ici, on désintègre !, pages 137 à 143, critique(s)

13 - COLLECTIF, Le Conseil des spécialistes, pages 145 à 146, critique(s)

14 - Bertrand TAVERNIER, L'Homme démoli, pages 147 à 150, article

15 - Jacques GOIMARD, Petit salmigondis ébouriffé, pages 150 à 157, article

16 - (non mentionné), Table des récits parus dans « Fiction » - Janvier à Juin 1964, pages 158 à 159, index


* Nouvelle restée sans publication ultérieure à ce numéro.


Malgré son Prix Hugo de la nouvelle décerné en 1964, Pas de trêve avec les Rois ! (dont le sujet pourra rappeler le dernier Douglas Kennedy : "Et c'est ainsi que nous vivrons") est un long, très long, peut-être trop long, récit d'une bataille décisive entre deux factions armées dans des Etats d'Amérique divisés et en guerre fratricide. On retrouve le contexte retro futuriste de Poul Anderson qui imagine une lente et périlleuse reconstruction d'après-guerre nucléaire, mais en y adjuvant ici la présence d'extraterrestres manipulateurs, mais au final très accessoires. Bavard, bien écrit mais trop souvent inutilement compliqué, le récit tourne un peu court quand il s'agit de proposer un enjeu ou une moralité. 
 

Keith Laumer décrit bien la pensée désaffectée et opératoire d'une machine de guerre, une Unité de combat, un peu comme si un drone pouvait prendre des initiatives. Il en résulte une incapacité humaine à désamorcer durablement ou définitivement de telles mécaniques. A méditer. 

Michel Demuth / Jean-Michel Ferrer utilise des codes novateurs pour agrémenter et contextualiser …et jeune à nouveau, sous une forme qui se fera plus fréquente dans les années à venir, notamment chez John Brunner (imitant lui-même et en réalité John Dos Passos). Concis et touchant.

A l'heure de la course à la Lune, Robert F. Young imagine avec Amour sidéral une romance assez bradburyenne, mais contrairement à ce dernier, la femme ne se contentera pas de subir un revers et un deuil. Et toujours la présence vivante de la poésie.

Un héros de bande dessinée issu des dernières pages d'un quotidien devient embarrassant pour son créateur harassé. Pete fait mouche est une bonne petite nouvelle qui traite d'un sujet rarement abordé : quand la fiction contamine la réalité. L'auteur, J. P. Sellers, est par contre un parfait inconnu, et n'aura pas contaminé le monde de la S.F.

Après un super détective de papier qui fait mouche à tous les coups, on peut dire que Richard Matheson sait manier ses effets, et qu'il sait nous emmener où il le désire, même quand on pressent la fin. Dans cette histoire d'escroc qui exploite les dons d'une medium, La fille de mes rêves, l'affaire est habile mais la morale est sauve. On imagine aussi, en apprenant que la medium s'appelle Carrie et qu'elle suscite l'animosité, le jeune Stephen King s'extasiant devant le talent du maître… 


" On a tout de même bien le droit de choisir son propre persécuteur et le suiveur doit avoir la faculté de suivre les traces de la victime qui lui convient. " Fiction présente ainsi la nouvelle Le persécuteur de Wenzell Brown comme issue d'une nouvelle tendance : " Ce fantastique d’une veine toute moderne plonge de profondes racines dans l’étude des troubles et déviations de la personnalité. " - mais ce serait oublier la "veine toute moderne" de Guy de Maupassant et son "Horla", pour ne citer que celui-là. On croirait même à une version inversée de "L'homme des foules" de Edgar Poe (" J’aurais voulu crier pour réclamer le silence, mais je doutais fortement de faire entendre ma voix, et même dans ce cas, qui m’aurait obéi ? ") On pensera aussi aux personnages décalés des nouvelles de Roland Topor. Quoi qu'il en soit, voilà bien une histoire ou le grotesque et l'absurde tentent de se voler la vedette. Pour notre plus grand plaisir. 

Simplicité du style, une ambiance faussement détendue… Lieutenant Kijé parle d'emprise dans La Main, texte à tiroir, qu'il faut lire avec attention pour que nous parvienne l'enjeu. Appréciable, pour une fois chez cet auteur. 


Un ton et de l'absurde très proche du style de Topor, encore une fois, avec Les béquilles, une histoire d'objet dont on ne pourrait pas se passer, déclinable à l'infini (remplacez "béquilles" par "smartphone" et "marcher" par "communiquer", pour voir…). Un bon moment signé d'un auteur mystérieux qui signe Alain Mark.
 

Concert dans un œuf est une rêverie surréaliste de Fernando Arrabal, qui décline son propre univers (Lys de sa pièce "Fando et Lys" est évoquée) de façon suffisamment concise pour ne pas lasser.
MISE A JOUR DU 06/10/2026 : Arrabal développera ce texte pour le théâtre, et Concert dans un œuf sera créé pour la scène en Novembre 1966. Le texte en sera repris dans le tome IV des œuvres théâtrales d'Arrabal (Théâtre 4 - Christian Bourgois - 1969).


Dans la "Revue des films", Bertrand Tavernier détaille le parti-pris de Ray Milland, réalisateur et acteur principal de "Panique année zéro". Il en parle comme étant "du Bradbury distancié". On se souviendra peut-être que le sujet et le scénario sont à rapprocher très intimement à la nouvelle de Ward Moore "Les nouveaux jours" et sa suite "L'aube des nouveaux jours" (in Fiction n°23 et 24). Mais Ward Moore n'a pas été crédité au générique. Et pour cause : Tavernier nous signale que le scénario signé Jay Simms a été adapté d'une de ses nouvelles. Toutefois, malgré nos recherches, nous n'avons pas trouvé de nouvelles publiées de cet auteur, scénariste avant tout pour le cinéma, puis la télévision.

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