Affichage des articles dont le libellé est Katherine MacLean. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Katherine MacLean. Afficher tous les articles

26 mars, 2025

Fiction n°104 – Juillet 1962

Ward Moore s'amuse et Matheson catéchise, tandis que les auteurs et autrices francophones fréquentent les lisières de la folie, pour ce numéro de l'été 1962.  On notera que, pour quelques uns des auteurs de ce numéro, il s'agira de leur dernière publication dans Fiction - on sent qu'une page se tourne dans le domaine de l'étrange, comme le soulignera en vilipendant Alfred Bester dans sa chronique.. 

Voyagez entre les hachures ...

Comme pour toutes nos publications, un clic droit sur la couverture

vous invitera à télécharger le livre au format epub.

Sommaire du Numéro 104 :


1 - (non mentionné), Nouvelles des auteurs de ce numéro, pages 2 à 3, bibliographie

NOUVELLES 

2 - Ward MOORE, Le Rebelle (Rebel, 1962), pages 4 à 12, nouvelle, trad. Arlette ROSENBLUM

3 - Rick RUBIN, La Chatte interplanétaire (The Interplanetary Cat, 1961), pages 13 à 17, nouvelle, trad. Arlette ROSENBLUM *

4 - Richard MATHESON, Le Voyageur (The Traveller, 1954), pages 18 à 28, nouvelle, trad. Arlette ROSENBLUM

5 - Katherine MacLEAN, L'Équilibre naturel (Interbalance, 1960), pages 29 à 36, nouvelle, trad. Arlette ROSENBLUM *

6 - Brian ALDISS, Le Monde vert - 5 / ...et revivre à jamais (Evergreen, 1961), pages 37 à 75, nouvelle, trad. Michel DEUTSCH

7 - Zenna HENDERSON, Tournez la page (Turn the Page, 1957), pages 76 à 82, nouvelle, trad. Elisabeth GILLE *

8 - Roland TOPOR, Orages, pages 83 à 87, nouvelle

9 - Ilka LEGRAND, Fleur de cimetière, pages 88 à 97, nouvelle *

10 - John NOVOTNY, À malin, malin et demi (A Trick or Two, 1957), pages 98 à 105, nouvelle, trad. Daniel MEAUROIX

11 - René BARJAVEL, L'Homme fort, pages 106 à 115, nouvelle

CHRONIQUES

12 - Gil SARTÈNE, Réalisme fantastique ou fantastique idéalisme ? (à propos de "Planète"), pages 117 à 122, article

13 - Jacques GOIMARD, L'Œuvre exemplaire d'A. E. Van Vogt (2), pages 123 à 131, article

14 - (non mentionné), Le Prix Jules Verne 1962 / Club des bandes dessinées, pages 133 à 133, article

15 - Alfred BESTER, Livres d'Amérique, pages 135 à 138, chronique, trad. Demètre IOAKIMIDIS

16 - F. HODA, Infidèle fidélité, pages 139 à 143, article


* Nouvelle restée sans publication ultérieure à ce numéro.

Le rebelle est une petite potacherie de Ward Moore, une fois n'est pas coutume chez cet auteur, qui s'amuse ici à inverser l'échelle des valeurs sociales et professionnelles (à la manière de Robert Sheckley dans "Tu seras sorcier", in Fiction n°18). Cela donne un discours qui nous laisse entendre des choses en creux, mais on aurait peut-être aimé lire aussi la description de cette société où le discours dominant est d'être principalement axé sur la pratiques des arts.

Une autre histoire d'humour, ici au sujet de la Dévoration, fléau cosmique qui engloutira tout… On s'attend un peu trop à la chute de La chatte interplanétaire, histoire gratuite signée Rick Rubin. Dommage car elle est écrite avec beaucoup d'humour.

Plus sérieusement maintenant. Richard Matheson tente, certes à travers Le voyageur, de démystifier le moment mythologique de la crucifixion de Jésus de Nazareth, mais ce n'est, en bon protestant, que pour rendre l'Homme seul encore plus surhumain. Michael Moorcock reprendra ce thème dans un esprit plus iconoclaste dans "Voici l'homme", en 1969. Cette même année, Kilgore Trout explorera aussi ce thème dans un obscur roman maintenant disparu : "Jesus and the time-machine" (dont le titre reste hypothétique - plus d'informations à ce sujet ici.)

Petite discussion sur L'équilibre naturel entre deux jeunes gens dans un cadre post-apo, comme pourrait en écrire Julia Verlanger. La fin que lui compose Katherine MacLean est trop abrupte cependant pour décrire un monde en reconstruction. On saluera l'autrice dont c'est la dernière publication dans la revue.

« Nous servir de monture est le sort de ceux de sa race. Préparé très jeune à cet office, il ne connaît ni ne souhaite rien d'autre. » Voilà qui rappelle le roman de Carol Emshwiller "La monture" (édité en 2002, mais sans doute composé bien avant). Quoi qu'il en soit, au détour de ce dernier épisode de Le monde vert de Brian Aldisson apprend que le feuilleton publié par Fiction était une version antérieure et non refondue par l'auteur du roman. 

Demeure toutefois la sensation qu'Aldiss a bifurqué pendant son écriture, et qu'il a cherché à rassembler les morceaux à la fin. Si certaines coupes seront en effet bienvenues, il pourrait manquer certains développements à d'autres moments. Mais ne boudons pas notre plaisir ! La lecture d'ensemble de ce Monde vert est très agréable, et puisque ici les protagonistes aspirent à la paix, et que l'on sait qu'ils n'y cultiveront pas leur jardin pour autant (ce serait plutôt l'inverse), on accepte qu'ils tournent le dos au changements malgré tous les signes indiquant la toute fin des temps - sur Terre tout au moins.

Une très jolie nouvelle que Tournez la page, sur les capacités des enfants à intégrer l'imagination dans la construction de la vérité, à l'image des contes de fées. Et toujours cette présence de la pédagogue atypique mais bienveillante, comme le fut sans doute Zenna Henderson elle-même, institutrice de son métier. 

 Côté francophonie, à présent : Comment peut-on savoir si l'on est fou ? Existe-t-il un moyen de se rendre compte ? Cette question que se pose avec justesse Roland Topor dans ces Orages rappellera la problématique que posera Philip Dick dans "Les clans de la lune alphane" deux ans plus tard. Très bien mené.

Du fantastique encore, mais qui n'intervient qu'en dernier recours, et une narratrice qu'on pourrait penser sujette à caution, sont les ingrédients bien salés de Fleur de cimetièreune romance malheureuse et avortée. On retrouve - pour la dernière fois dans la revue - les thèmes obsessionnels d'Ilka Legrand : l'emprise, et la conscience surnaturelle du règne végétal. On pourra aussi repenser à "Vertes pensées" de John Collier (in Fiction n°19).

Une autre potacherie, celle-ci traduite par Alain Dorémieux sous pseudonyme ; un poil machiste, si l'on ose le dire ainsi, mais l'honneur est sauf, dans À malin, malin et demi de John Novotny. Cette nouvelle sera la seule de Novotny reprise dans une anthologie ("Histoires parapsychiques" - de la série de la Grande Anthologie de la Science-Fiction, volume sous la direction de Demètre Ioakimidis).

Pour sa dernière parution dans Fiction, (et malgré l'annonce qui perdurera quelques numéros de la parution à venir de la nouvelle "La fée et le soldat"), René Barjavel nous conte l'histoire de L'homme fort, un surhomme - donc - et même un super-héros à la française, qui exerce son invincibilité sur le fait de guerre, afin d'assurer une paix universelle. Comme le dit l'histoire : "c'était un rêve".  

Nous évoquions la chronique Livres d'Amérique d'Alfred Bester en introduction. On ne peut pas dire que Bester souhaite se faire des amis. Voyons cette phrase, par exemple : "Et il nous reste une question à poser : une femme peut-elle écrire des romans d'action véritablement convaincants ?"  Ooooh, tout de même, Monsieur Bester, le jeu vaut-il la chandelle de se mettre à dos 50 % de l'espèce humaine ? Lisez donc Leigh Brackett, pour commencer...

Mais ne faisons pas notre Goimard en commentant des critiques qui ont plus de soixante ans d'âge. Plus "professionnellement" pour sa part, Bester note que les grands thèmes de la science-fiction semblent s'épuiser, et que de mauvais auteurs s'y accrochent toutefois comme un singe à un pain de sucre.

" On peut évidemment prétendre, au sujet des broutilles susmentionnées, que nous nous trouvons dans une période de transition. La science-fiction a utilisé la majorité des concepts scientifiques et, en ayant épuisé la substance, elle doit nécessairement marquer un temps d'arrêt. Le point est contestable ; cependant, si on l'admet, notre réponse est simple : cessez dans ce cas d'écrire de la science-fiction. Pour l'amour du ciel, taisez-vous si vous n'avez rien à dire. "

02 août, 2023

Galaxie (1ère série) n°041 – Avril 1957

Un récit inédit de Frederik Pohl, ça n’est pas si courant ! Plusieurs autres sont restés sans publication depuis, malgré leurs bonnes qualités.

 

Livraison de symboles phalliques Poil au clic !

Sommaire du Numéro 41 :
 

1 - Jimmy GUIEU, Vacances spatiales, pages 3 à 28, nouvelle

2 - Katherine MacLEAN, Contagion (Contagion, 1950), pages 29 à 41, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par (non mentionné)

3 - Arthur SELLINGS, Accord verbal (Verbal Agreement, 1956), pages 42 à 57, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Dick FRANCIS *

4 - Winston K. MARKS, Mariage en deux temps (Mate in Two Moves, 1954), pages 58 à 70, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par ASHMAN *

5 - Jimmy GUIEU, Les Soucoupes volantes, pages 71 à 73, chronique

6 - Frederik POHL, La Dame aux manches vertes (My Lady Greensleeves, 1957), pages 75 à 100, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Jack GAUGHAN *

7 - Richard DEMING, La Vie future de Reilly (The afterlife of Reilly, 1954), pages 101 à 114, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Dick FRANCIS *

8 - COLLECTIF, Votre courrier, pages 115 à 116, courrier

9 - William TENN, Le Choix d'un monde (It Ends with a Flicker / Of All Possible Worlds, 1956), pages 117 à 128, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Jack GAUGHAN *

10 - Robert SHECKLEY, Tout ce que nous sommes (All the Things You Are, 1956), pages 129 à 138, nouvelle, trad. (non mentionné)

11 - (non mentionné), Saviez-vous que..., pages 139 à 139, notes

12 - Willy LEY, Si la Terre chavirait..., pages 141 à 144, article, trad. (non mentionné)

 * Nouvelle restée sans publication ultérieure à ce numéro.


Vacances spatiales, de Jimmy Guieu, ouvre ce numéro. Guieu est bon dans la péripétie et l'aventure, et cette nouvelle ne pourra pas prétendre aller plus loin. Pour illustrer nos retenues, on pourra y lire par exemple :

 

On quittait la Terre le samedi à 14 heures et l’on se posait, vers 14 h 30, sur Mars ou sur le « Continent Rouge » de Jupiter, d’où l’on repartait le dimanche soir ou le lundi matin, afin d’être rentré à temps pour reprendre ses occupations.

Guieu fait ici la démonstration involontaire de ce que les théoriciens universitaires de la S.F. appellent la "bulle de présent", à savoir la limite de l'imagination à penser les changements profonds et radicaux des temps à venir. Ici, par exemple, il serait inconcevable de se figurer une société organisée dans une géographie urbaine ou concentrée de la société humaine quand la notion même de territoire ou de zone de circulation est à ce point étendu et le temps de déplacement réduit à l'extrême. Bien entendu, il est aisé pour le lecteur du 21eme siècle de détecter de tels bulles de présent dans la littérature des années 50. Mais tout de même, il est un peu infantile de poser des postulats aussi révolutionnaires que le voyage à la vitesse de la lumière et de n'en faire qu'une possibilité d’escapade touristique. Allez, ça n'est pas grave Jimmy. Sans rancune !

 

Dans Contagion, de Katherine MacLean, On retrouve bien formulé le débat pantropie / terraformation (voir Fiction n°45) :

 

Alexandre Mead, le chef de notre famille, était un biologiste de grande valeur et, par ailleurs, un personnage avec lequel il valait mieux ne pas discuter. Il s’opposait à ce que nous changions complètement la face de Minos en y introduisant nos propres cultures. Il préférait modifier nos propres gènes pour sauvegarder l’équilibre de la planète ; et c’est ce qu’il fit.

 

On verra comment la pantropie s’impose pour cette planète piège. Une bonne nouvelle.

 

Accord verbal, de Arthur Sellings, est une belle nouvelle qui décrit les carences langagières des sociétés de télépathes… Et le triomphe de Calliope.

 

Et si l'amour était épidémique ? Mariage en deux temps, par Winston K. Marks, est une bluette dont le titre prend tout son sens à la chute, mais Marks aurait eu là matière à développer davantage les effets sociaux, voire moraux. Sympathique au demeurant.

 

Aujourd’hui, c’est la saint Jimmy ! Dans sa chroniques Les soucoupes volantes, Jimmy Guieu pose une étape de plus dans l’élaboration de son complotisme : nommer pour faire communauté. (Ouraniens : nom générique donné par la C.I.E.O. aux occupants des S.V.). Une fois n’est pas coutume, reconnaissons-lui le mérite de savoir inventer de bons scénarii :

 

« (…) nous pensons que les Ouraniens sont susceptibles de reculer la prise de contact jusqu’à ce que les Terriens aient mis au point et lancé leurs premiers astronefs à destination de la Lune. À ce moment, l’homo sapiens, ouvrant l’ère de l’Astronautique, sera « mûr » pour être contacté par ceux qui, depuis des siècles ou des millénaires, l’ont devancé sur les voies de l’espace cosmique… »

 

Oui, c'est bien l'idée qui sera reprise par A. C. Clarke dix ans plus tars dans sa nouvelle "La sentinelle", qui deviendra "2001 l'Odyssée de l'espace" (le livre ET le film).

 

Pour La dame aux manches vertes, une nouvelle inédite de Frederik Pohl, rappelons que le contexte de ségrégation aux USA est encore bien prégnant en 1957 (les ségrégations entre blancs et noirs dans les bus n’ont été levées qu’en novembre 1956). Décaler celui-ci sur les différences de classe, et plus encore de métiers, prouve bien par l’absurde son illégitimité sociale. Du Pohl un peu léger littérairement, mais bien mené au niveau des péripéties.

 

La vie future de Reilly, par Richard Deming, est une bonne nouvelle qui joue habilement sur la duperie. La chute est très bien amenée.

 

 

Les classiques ingrédients de Le Choix D’un Monde : paradoxe temporel et peur de la bombe ; William Tenn s'en tire avec son humour sardonique habituel.

 

Une bonne nouvelle d'un Robert Sheckley presque tendre cette fois-ci, sur les difficultés des premiers contacts interespèces : Tout ce que nous sommes.

 


 

Pour l’énergie atomique encore en balbutiements quant à son développement, on connaissait déjà en 1957 les risques avant même de les avoir créés... En témoigne cet extrait de la rubrique Saviez-vous que :

 

SAVIEZ-VOUS QUE… l’utilisation de l’énergie atomique à des fins industrielles pose un grave problème quant à l’enlèvement des déchets radioactifs.

 

ON compte qu’il faudra stocker ces déchets en lieu sûr pendant une période de dix à vingt ans avant de les noyer dans les grands fonds océaniques. Ce n’est qu’ainsi qu’on s’assurera de leur dispersion – de même que de l’affaiblissement de leur activité – sans risque de contamination excessive de l’eau des mers. En tout cas, la transformation de l’industrie ne se fera pas d’un seul coup, et les sources d’énergie « traditionnelles » – eau, charbon et pétrole – joueront encore pendant longtemps un rôle essentiel dans l’économie mondiale.

13 juillet, 2022

Galaxie (1ère série) n°014 – Janvier 1955

" Il ferma les yeux et frissonna. S’il faisait cela, il était capable de faire n’importe quoi – de supporter n’importe quoi – de s’adapter aux exigences les plus malsaines de la société. S’il envoyait l’enfant à la mort ce serait la preuve qu’il aurait atteint une vue « objective » des choses. Et que pouvait-il demander de plus à la vie que d’être objectif et de s’adapter ? " (in Walter Michael Miller - Enfants sans âme)

 

Cliquez sur cette magnifique couverture de Ed EMSH

pour obtenir votre magnifique epub !

 

Sommaire du Numéro 14 :

NOUVELLES

 1 - Mark CLIFTON, Stella, brillante (Star, Bright, 1952), pages 2 à 22, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Ed EMSH

2 - Katherine MacLEAN, Voir, c'est croire (Pictures Don't Lie, 1951), pages 23 à 37, nouvelle, trad. (non mentionné)

3 - Richard WILSON, Les Mystificateurs (The Hoaxters, 1952), pages 38 à 54, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par WILLER

4 - William MORRISON, Point de transit (Shipping Clerk, 1952), pages 55 à 68, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Ed EMSH

5 - James Henry SCHMITZ, Nous ne voulons pas d'histoires (We Don't Want Any Trouble, 1953), pages 69 à 75, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par Ed EMSH

6 - Fritz LEIBER, Ô temps, suspends ton vol… (Yesterday House, 1952), pages 76 à 96, nouvelle, trad. (non mentionné)

7 - Robert SHECKLEY, Le Coût de la vie (Cost of Living, 1952), pages 97 à 104, nouvelle, trad. (non mentionné)

9 - Walter Michael MILLER, Enfants sans âme (Conditionally Human, 1952), pages 108 à 143, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par David STONE

CHRONIQUES

8 - Willy LEY, Mars en gros plan, pages 105 à 107, article, trad. (non mentionné)

 

Rapport du PreFeG (Juin 2022)

  • Relecture
  • Corrections orthographiques et grammaticales
  • Vérification des casses et remise en forme des pages de titre
  • Vérification et mise à jour des liens internes
  • Mise au propre et noms des fichiers html
  • Mise à jour de la Table des matières
  • Mise à jour des métadonnées (auteurs, résumé, date d'édition, série, collection, étiquettes)

L'adaptation en question dans ce très bon numéro 14 de Galaxie ; à travers une nouvelle comme en pourrait écrire Sturgeon, et mettant en avant les Perceptions Extra Sensorielles (P.E.S.) très à la mode dans ce milieu des années 50 - c'est "Stella, Brillante", par Mark Clifton.

Adapter son regard, encore faudrait-il l'envisager… Dans "Voir, c’est croire" de Katherine MacLean, il s'agit d'une première rencontre ... de taille ! avec les extra-terrestres. Une belle nouvelle à chute rappelant les vertiges de confrontations d'échelles de William Morrison, que nous retrouvons également ici dans une charmante nouvelle où l'adaptation est bien démontrée comme phénomène à double sens, "Point de Transit".

Adapter la réalité quand celle-ci est frustrante et ennuyeuse, mais sans basculer dans le mensonge, voilà bien un défi pour "Les mystificateurs", une nouvelle classique mais bien menée signée Richard Wilson.

Avec "O temps, suspends ton vol…", Fritz Leiber, toujours en recherche des aphorismes de la cruauté, tend lui aussi un miroir déformant à une réalité adaptée, dans une histoire de reconstitution de l'être.

"Nous ne voulons pas d’histoires", ou jusqu'où une race extraterrestre peut aller dans l'adaptation à un milieu étranger pour réussir son invasion. Une nouvelle de James H. Schmitz.

Enfin, le parangon de l'adaptation, non plus à un milieu naturel mais aux artifices d'une société, nous est proposé par l'incontournable Robert Sheckley dans "Le coût de la vie", d'une vie à crédit... et dans la dette perpétuelle. Une critique acerbe de la consommation de gadgets à l'américaine.

"S'adapter aux artifices de la société" demeure-t-il humain quand c'est la vie même qui est rendue artificielle ? Dans "Enfants sans âme", les bébés sont artificiels et … jetables ! Nous saluons par cette magnifique nouvelle l'entrée parmi les auteurs de Galaxie (puis de Fiction) de Walter Michael Miller Jr, connu principalement pour "Un cantique pour Leibowitz", recueil de nouvelles liées entre elles jugé par de nombreux lecteurs comme le meilleur roman de Science - Fiction du XXème Siècle.

Cet ensemble de nouvelles de qualité est agrémenté d'un très détaillé article de Willy Ley, "Mars en gros plan" , où l'on comprend l'engouement martien par la réalité astronomique.

30 mars, 2022

Galaxie (1ère série) n°006 – Mai 1954

Après « Dans le torrent des Siècles » de Simak, ce numéro de Galaxie nous propose un nouveau roman découpé en épisodes, encore une fois par une grande pointure de « l’Age d’Or » de la S.F. sous la personne de Isaac ASIMOV, avec « Dans les villes d’acier » - édité ensuite en 1956 dans la collection « Le Rayon Fantastique » sous le titre « Les cavernes d’acier ».

 

Vos mains seront–elles aussi une extension mécanique ?

Cliquez sur l’image pour obtenir votre ebook.


Sommaire du Numéro 6 :


1 - Kurt WARGAR, L'Araignée du professeur Björnsen, pages 5 à 11, nouvelle

2 - Isaac ASIMOV, Les Villes d'acier (1ère partie (The Caves of Steel, 1953) , pages 12 à 65, roman, trad. (non mentionné), illustré par Ed EMSH

3 - Robert SHECKLEY, Les Délices de Capoue (Shape / Keep Your Shape, 1953) , pages 66 à 79, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par VIDMER

4 - G. A. MORRIS, Carnivores (The Carnivore, 1953) , pages 80 à 86, nouvelle, trad. (non mentionné)

5 - Edward WELLEN, Origine de l'étiquette galactique (Origins of Galactic Etiquette, 1953) , pages 87 à 97, nouvelle, trad. (non mentionné), illustré par David STONE

6 - Maurice LIMAT, Le Plongeon dans l'atome, pages 98 à 109, nouvelle

7 - (non mentionné), Terres de mort, pages 110 à 118, nouvelle

 Couverture de EMSH : VILLES D’ACIER

 

Rapport du PReFeG :

  • Corrections orthographiques et grammaticales
  • Mise au propre et noms des fichiers html
  • Vérification et mise à jour des liens internes
  • Mise à jour de la Table des matières
  • Vérification des casses et remise en forme des pages de titre
  • Ajout de la note 2
  • Mise à jour des métadonnées (auteurs, résumé, série, date d'édition)

 

Les pseudonymes sont légions dans le domaine de la S.F., surtout pour ce qui est de la publication de nouvelles. Pour ce qui est de Kurt Wargar, il s’agit d’un pseudonyme d’André Ruellan, qui a aussi signé bon nombre de ses romans sous le nom de Kurt Steiner. La nouvelle ici présentée n’est toutefois pas de son meilleur cru.

G.A. Morris est le pseudonyme de Katherine MacLean. La nouvelle présentée ici, « Carnivores »,  est sans doute l’une de ses plus originales (dans une production peu fournie, il est vrai).

On connait un bon nombre de pseudonymes aussi à Maurice LIMAT (Maurice D'ESCRIGNELLES, Maurice LIONEL, Lionel REX, Lionel REY, Jean SCAPIN). Ses parutions dans Galaxie (1ère série exclusivement) seront toutefois signées toujours sous son vrai nom. Comme la majorité de ses nouvelles publiées dans cette revue, « Le plongeon dans l’atome » présentée dans ce numéro reste inédite en volume à ce jour.

Demeure un mystère à éclaircir pour ce numéro 6 : la nouvelle « Terres de mort » n’a pas d’auteur crédité. Malgré nos recherches dans les nombreuses archives françaises et anglo-saxonnes, nous n’en avons pas retrouvé l’identité.

Le PReFeG vous propose également