![]() |
| Proxima du Centaure, notre voisine de palier : sa lumière met quatre ans à nous parvenir… |
AU SOMMAIRE :
![]() |
| Un clic droit sur la couverture, puis "enregistrer sous" pour télécharger votre epub |
Charles G. FINNEY
Charles Finney, surtout connu en France pour son roman "Le cirque du Docteur Lao" (adapté au cinéma par Georges Pal en 1964).
John NOVOTNY
6 - Transports de colère !(Nouvelle) The angry Peter Brindle, 1954 (paru dans Fiction n° 24, OPTA 11/1955).
Une nouvelle jugée loufoque mais qui ne l'est pas plus que ce qu'écrirait Fredric Brown : Transports de colère ! expose le thème du "télétransport", rappelant encore Alfred Bester et son roman "Terminus les étoiles" ; on pourra aussi se reporter à "L'homme qui se téléportait" de Joseph Satin (in Galaxie n°030).
7 - Un lac de whisky (Nouvelle) The Bourbon lake, 1954 (paru dans Fiction n° 105, OPTA 8/1962).
Bien que sans plus d'intérêt qu'une bonne blague, l'histoire divulgâchée par son titre se lit avec un plaisir un peu tourbe... euhh...hips.... Un peu trouble. Santé !
8 - L'Auréole de la vertu (Nouvelle) The tin halo, 1955 (paru dans Fiction n° 30, OPTA 5/1956).
Avec L’auréole de la vertu, le barbare devient le tentateur. Mais le civilisé vit-il de justes valeurs ? Une charmante nouvelle, qui rappelle un conte de Marcel Aymé.
9 - Le Second lot (Nouvelle) Second prize, 1957 (paru dans Fiction n° 80, OPTA 7/1960).
Des soldats antiques surnommés Toto et Doigts de Fer, tels les compagnons de Dorothy dans "Le magicien d'Oz" apportent Le second lot. Une histoire cocasse qui ravira les maris affublés d'une femme jalouse.
10 - A malin, malin et demi (Nouvelle) A trick or two, 1957 (paru dans Fiction n° 104, OPTA 7/1962).
Une autre potacherie, celle-ci traduite par Alain Dorémieux sous pseudonyme ; un poil machiste, si l'on ose le dire ainsi, mais l'honneur est sauf, dans À malin, malin et demi. Cette nouvelle sera la seule de John Novotny reprise dans une anthologie ("Histoires parapsychiques" - de la série de la Grande Anthologie de la Science-Fiction, volume sous la direction de Demètre Ioakimidis).
Jay WILLIAMS
Un auteur qui n'a cessé de se bonifier avec le temps.
11 - La Plaie de Mars (Nouvelle, The Magazine of Fantasy and Science Fiction, juin 1956) The Asa Rule, 1956 (paru dans Fiction n° 42, OPTA 5/1957).
La plaie de Mars est une charmante chronique martienne anthropologique, à la façon d'un Chad Oliver.
12 - Guerre froide (Nouvelle, The Magazine of Fantasy and Science Fiction, octobre 1956) Mr. Guthrie's Cold War, 1956 (paru dans Fiction n° 50, OPTA 1/1958).
Guerre froide est une petite histoire de sorcellerie sympathique, un peu creuse mais agréable à parcourir.
13 - Un dieu en boîte (Nouvelle, The Magazine of Fantasy and Science Fiction, janvier 1958) Little Tin God, 1958 (paru dans Fiction n° 56, OPTA 7/1958).
Un dieu en boite est une très bonne nouvelle avec un effet de chute bien amenée, sur l'exploitation animale - qu'elle soit extraterrestre ou pas ; cela réjouira particulièrement les lecteurs végans (pas ceux de Véga...).
14 - Le Moindre mal (Nouvelle, The Magazine of Fantasy and Science Fiction, août 1959) Operation Ladybird, 1959 (paru dans Fiction n° 73, OPTA 12/1959).
Jusqu'où doit-on respecter le vivant ? Jay Williams propose avec Le moindre mal une nouvelle assez trépidante, qui aurait même pu être développée davantage.
15 - Le Hanneton (Nouvelle, The Magazine of Fantasy and Science Fiction, mars 1961)The Beetle, 1961 (paru dans Fiction n° 93, OPTA 8/1961).
Le hanneton est une petite histoire de justice post-mortem comme on peut en trouver dans Mystère Magazine. Jay Williams a du métier et avance ses éléments sur un tempo croissant, et bien qu'on le sente venir, on s'y laisse prendre.
16 - Compagnon de jeu (Nouvelle, The Magazine of Fantasy and Science Fiction, mai 1961)Somebody to Play With 1961 (paru dans Fiction n° 98, OPTA 1/1962).
Le discours de fond de Compagnon de jeu est on ne peut plus clair. En témoigne cet extrait :
« Il se peut que la vraie raison de ce qui est arrivé à notre planète réside dans l'écologie, » avait-il déclaré, plutôt tristement. « Vous comprenez bien, mes enfants, que je parle de la planète Terre, non de cette planète-ci. L'humanité est une force explosive. Quand elle est menacée, elle éclate dans toutes les directions. Au fur et à mesure que ses structures sociales devenaient plus complexe, il lui est devenu impossible de coexister avec les prédateurs – ces animaux de proie qui menaçaient son cheptel. Il lui fallut détruire ces bêtes de proie. Puis vint le tour de tout ce qui avait des dents pointues, suspectes par conséquent. Le coyote, par exemple, capable éventuellement de manger un mouton, devait être éliminé, bien que les écologistes eussent montré que le coyote valait son poids d'or pour les fermiers, parce qu'il aidait la nature à conserver son équilibre naturel en mangeant les souris qui auraient pullulé autrement. Bien, entendu, une fois les coyotes disparus, les souris se multiplièrent. Cela conduisit à mener de grandes campagnes pour l'empoisonnement des rongeurs avec un bon petit poison non sélectif nommé le 1080, pour lequel il n'existait pas d'antidote. Beaucoup de souris périrent, et aussi beaucoup d'oiseaux qui se nourrissaient de souris, et puis tous les animaux – chats ou chiens – qui mangèrent les souris empoisonnées, et puis le gibier qui s'était nourri d'appâts empoisonnés, et même quelques hommes qui avaient mangé de ce gibier.
» L'humanité créa ainsi autour d'elle des cercles mortels. La crainte, la haine, un désir psychopathique de sécurité – comme si la sécurité faisait le bonheur – firent naître autour d'elle des zones dévastées, toujours plus étendues. Et cela se produisit aussi entre un groupe d'hommes et un autre groupe. Que l'on aperçut des dents trop pointues, et l'on croyait ne pouvoir se défendre que par des campagnes de destruction, par des massacres de plus en plus importants, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Tout ça, au nom de la sacro-sainte sécurité ! »
Ecologie et sécurité, ou quand la considération de l'une devient le problème de l'autre. Nous avons là une bonne nouvelle concise et éloquente de Jay Williams, avec une belle traduction de surcroît.
17 - Les Présents des dieux (Nouvelle, The Magazine of Fantasy and Science Fiction, avril 1962)Gifts of the Gods, 1962 (paru dans Fiction n° 106, OPTA 9/1962).
Les présents des dieux est présentée ainsi : " le thème (...) des premiers extra-terrestres débarquant sur Terre (...) pour jeter les bases de quelque union galactique (...) est une des mamelles de la science-fiction. " La proposition est faite sur un plan plutôt "sociologique", voire anthropologique, comme en témoignent ces citation de la délégation extra-terrestre :
« Je crains, » dit le porte-parole, « que vous ne confondiez progrès avec changement. Il est exact que vous vivez dans une communauté sociale qui a changé profondément au cours des cent dernières années. Mais avez-vous progressé ? Vos citoyens sont-ils tous heureux, entièrement développés, intellectuellement mûrs ? » (...) « Vous estimez que le progrès consiste en procédés perfectionnés pour congeler les aliments, en moyens de transport plus confortables ou en méthodes nouvelles pour lutter contre les maladies. Ce n'est pas cela le progrès. Le progrès, c'est ce que vous faites avec les gens guéris, et où vous allez avec vos moyens de transport améliorés, et pourquoi vous y allez. Le progrès, c'est ce qui se passe dans votre cœur. La plupart d'entre vous sont bons, mais vous n'avez pas progressé d'un iota en cinq cents ans, ni même en mille. Si vous avez l'occasion d'un profit personnel, il n'y a pas un seul d'entre vous qui hésiterait à raser des forêts, à détruire toute vie sauvage, à tuer un millier d'autres êtres humains et à tourner le dos pour ne pas voir les souffrances de ses concitoyens. »
En fait, un peu à la manière d'Howard Fast, Jay Williams interroge la notion de progrès à travers cette délégation extraterrestre censée apporter bienfaits et alliance.
Ray NELSON
Illustrateur et auteur, Ray Nelson est par exemple l'inventeur de la casquette à hélice. On lui doit "Les machines à illusions" coécrit avec Philip K. Dick. Pour cette anthologie : un unique récit, mais quel chef-d'œuvre !
20 - Les Fascinateurs (Nouvelle) Eight o'clock in the morning, 1963 (paru dans Fiction n° 125, OPTA 4/1964).
La nouvelle Les Fascinateurs est excellente, tant par son thème, la lecture allégorique et même marxiste qui en est possible, que par sa concision. On peut aussi s'amuser à y retrouver les germes des séquences que John Carpenter utilisera pour le magnifique film qu'il en tirera "They live" ("Invasion Los Angeles" en VF). Assurément cette nouvelle est un sommet de la collection, mais est très étonnamment demeurée impubliée ailleurs depuis.
Côté statistiques d'anniversaire, (notre Centaurien sera fier), 58 articles cette année, auxquels s'ajoutent 6 nouvelles pages dédiées à des auteurs, et l'ouverture de la 2ème série de Galaxie dans notre collection. Malgré moins de pages bonus que l'an passé, 5 seulement - mais 3 concernent des exclusivités du PReFeG comme cette page actuelle - nous avons proposé en réalité plus de bonus qu'en 2024, avec 11 autres propositions disséminées dans nos différents articles hebdomadaires (16 bonus au total contre 13 l'an passé).
528 auteurs recensés, avec 74 nouveaux ; là où nous comptions une petite centaine d'entrées l'an passé pour la période 1958-1961 ; on commence à percevoir ce mouvement de raréfaction du sang neuf, du moins pour ces années 1961 à 1965, appauvrissement lié certainement à l'arrêt de Galaxie (1ère série), au fait que Fiction s'est durant ces quelques années retrouvée seule revue professionnelle à traiter des littératures de l'imaginaire, et résultant peut-être aussi de l'arrêt de la collection du Rayon Fantastique - une possibilité de moins pour les auteurs d'être publiés en France. Quoi qu'il en soit, avec le retour de Galaxie en 1964, on pourrait s'attendre à un nouvel essor - Galaxie toutefois ne prend pas beaucoup de risques à ses débuts, en ne publiant que les valeurs sûres de la Science-Fiction américaine, et sans brusquer le lectorat (même Fritz Leiber a pu être jugé trop d'avant-garde, c'est dire...)
Quoi qu'il en soit, nous maintenons le cap, avec l'étape du tiers du projet global en ligne de mire et qui devrait être atteint pour ce mois de Janvier 2026.
![]() |
| Un chiffre édifiant pour nos vues hebdomadaires atteint le soir de la fête de Lughnasadh ! |
Nous souhaitons cette année encore remercier tous nos commentateurs, que, de surcroît, nous savons fidèles : Ludo le Hérisson, zidane, Inconnu (que l'on retrouve sur tous les blogues du monde !), et le fidèle de la première heure Shocker, que nous retrouvons avec les nouveaux venus que sont Ozymandias, Thingamajig, et henzi à qui nous souhaitons encore la bienvenue.
Le "petit" projet parallèle dont nous agrémentons à temps perdu nos pages, à savoir la proposition en epub de l'intégrale des nouvelles des enquêtes de Harry Dickson écrite par Jean Ray, a subi un net ralentissement cette année. Mais l'ensemble reste toujours dans nos tuyaux et le prochain numéro qu'on aurait pu attendre pour le mois de septembre dernier ne tardera plus, rassurez-vous.
- Vance Aandahl, Edward S. Aarons, Franklin Abel, Laurence Albaret, Réné-Maril Alberes, Alex Apostolides, Arcadius, Stephen Arr (Barr ??), John W. Ashton, Gabriel Authier,
- William L. Bade, Yves Bailly, SybilBangor, Manly Banister, Stephen Barr, Jerome Barry, Marcel Battin, Michel-Aimé Baudouy, Kem Bennett, Leslie Bigelow, Albert Bilder, Con Blomberg, Lucien Bornert, Jacqueline de Boulle, Jean-Jacques Bridenne, Richard Broobank, Bill Brown, Clyde Brown, Wenzell Brown,
- Hervé Calixte, T. P. Caravan, Paul A. Carter, Michael Cathal, Sophie Cathala, James Causey, Antoinette de Chevriers, Richard Chomet, Catherine Cliff, Bill Clothier, Alan Cogan, Robert Cohen, André Coypel, Levi Crow, D. Walter Curling,
- Henri Damonti, Lucius Daniels, Bernard Davidson, Joe E. Dean, Guy DeAngelis, Clément Denoy, Bernard Devaux, Dody, Monique Dorian, Daniel Drode, Jacques Droit, Dave Dryfoos, G. O. Duvic, Jean Duzal,
- Michel Ehrwein, H. Chandler Elliot, Bruce Elliott, Dean Evans,
- Joseph Farrell, Albert Ferlin, F. K. B., Michel Friedman,
- Robert Gauchez, Georges Gheorghiu, Joe Gibson, Robert E. Gilbert, D. V. Gilder, Sasha Gilien, Ruth M. Goldsmith, Colette Goudard, Matthew Grass, Robert M. jr. Green, Catherine Grégoire, Gérard Griffon, Bernard Guillemain,Wyman Guin,
- Thelma D. Hamm, Kenneth Harmon, James Hart, E.C. Hornsby, P.A. Hourey, Gene Hunter,
- E.R James, Bascom Jr. Jones,
- Donald Keith,
- Michel Lacre, Pierre Lagarde, George-Louis Lassiaz, Pierre Lauer, Edward Lee, Ilka Legrand, Y. F. J. Long, Robert Lory, Roger Lowe, Danièle Lucaire, Edward W. Ludwig,
- Wallace MacFarlane, Gilles Madec, Suzanne Malaval, Donald Maalcolm, Bernard Manier, Richard Maples, Winston K. Marks, Michel Marly, Pierre Marquand, Bruno Martin, Lino Matassoni, Daniel Mauroc, Jack McKenty, Mark Meadows, Anne Merlin, Lion Miller, Richard DeWitt Miller, Henri Montocchio, Charles Moreau, Jacques Moreau, Doug Morrissey, Howard L. Myers,
- Homer Jr Nearing, Alan Nelson, R. D. Nicholson, Gali Nosek, John Novotny,
- Jean-Jacques Olivier,
- Lincoln J. Paine, Gerald Pearce, A. H. Phelps, Peter Phillips, André Picot, André Piljean, Claude Pradet,
- Frank Quattrocchi,
- Juliette Raabe, Jacques Rameau, Odette Ravel, Jane Rice, Robert S. Richardson, Paul Jay Robbins, Ralph Robin, Edward G. Robles, Rick Rubin
- Alec Sandre, Gil Sartène, Joseph Satin, Paul Seabury, J. P. Sellers, Joseph Shallitt, Jack Sharkey, Vaughan Shelton, John Shepley, Selen Silver, Richard E. Smith, Phyllis Sterling Smith, Charles L. Souvelier, L.J. Jr Stecher,
- Max Tadlock, Stephen Tall, Graves Taylor, Jack Taylor, J. R. Teyssou, Martine Thomé, Don Thompson,
- Charles Van De Vet, Mark Van Doren, Lyn Venable, Bruno Vincent,
- Laura Ruth Wainwright, Floyd L. Wallace, Bryce Walton, T.S. Watt, Edward Wellen, Philip Winsor, Russ R. Winterbotham, Christopher Wood,
- Robert Zacks.
NOUS RECHERCHONS TOUJOURS UN PORTRAIT DE JACQUES VAN HERP JEUNE (dans les années 50 ou 60...).




Merci infiniment pour ce bouquet.
RépondreSupprimerAvec grand plaisir, zidane. Et merci à vous pour votre fidélité.
SupprimerMerci pour ce partage rare ! J'ai relu il y a quelques semaines "le cirque du Dr Lao", voici donc le reste de son œuvre (si je ne me trompe ?). Je suis sûr qu'on en trouve les textes ici même, mais en un volume c'est parfait. Je vais essayé de lire tout ça , mais comme je le disais , ici je crois, les nouvelles je ne les lis pas vite. Je n'ai toujours pas achevé les 2 compils précédentes (Abernathy et Morrison), il y a tellement de livres à lire. ! Par contre j'ai bien lu le Bertram Chandler et j'en avais commencé un petit commentaire mais abandonné faute à un quotidien très envahissant. J'avais oublié, mais je repasserai !
RépondreSupprimerMerci Thingamajig pour votre commentaire enthousiaste !
RépondreSupprimerJe suis curieux de savoir comment Charles G. Finney s'en sort à l'échelle du roman, tant la concision est chez lui un point fort dans ses nouvelles. Il semble en effet que "Le cirque du Docteur Lao" ait été le seul ouvrage traduit en français, ce qui fait de ses nouvelles publiées ici le complément exhaustif de sa bibliographie francophone. J'en ferai peut-être un bonus à l'occasion.
Pour ce qui est du roman de Bertram Chandler, que j'ai lu depuis, votre remarque me rappelle que je n'ai pas non plus complété l'article Fiction n°124 de mon propre commentaire - ce que je vais m'appliquer à faire dans la foulée. Bien entendu, votre propre commentaire sera évidemment le bienvenu quand vous repasserez à l'occasion. La maison est ouverte !
Et, à propos du temps consacré à la lecture dans un quotidien parfois bien chargé, ...je rêve parfois tout éveillé d'un monument borgésien constitué des "piles à lire" de tous les lecteurs passés, présents et à venir, reposant sur le tapis de marbre des "oeuvres à écrire", brillant sous le ciel des rêveries que suscitent les livres désirés et qui ne sont pas encore lus - et parfois ces rêveries dépassent en qualités imaginaires la réalité dudit livre.
Et je rêve aussi parfois d'une stase où le temps s'arrêterait de s'écouler pour permettre aux lecteurs d'arriver au bout de leur désir. Mais voilà un terrain bien glissant (celui de mettre fin aux désirs) ; soyons bienheureux d'avoir toujours un livre à lire qui nous attend -car rien n'est plus désarmant que de ne pas savoir quoi lire.
A bientôt et merci de votre fidélité !
"Le cirque du Dr Lao" est assez proche de la nouvelle, tant par sa taille que par son contenu qui accumule des numéros de spectacles comme autant de récits distincts.
RépondreSupprimerL'effet est assez inhabituel, pas vraiment SF plutôt fantastique, mais assez bon enfant, avec néanmoins une variété de scènes surprenantes parfois comme hallucinées allant jusqu'à des scènes érotiques qu'on n'attendaient pas dans ce genre de récit. C'est assez surprenant, parfois mystérieux, quant aux dessein caché, tant les références mythologiques, voir ésotériques s'empilent jusqu'à un final aux airs de prophétie de pasteur itinérant. J'avoue ne pas avoir tout saisi, mais faut-il y saisir quelque chose pour l'apprécier ? C'est une espèce de parenthèse enchantée offerte à la vie d'un village, et au lecteur.
L'arrière grand-père de Charles G. Finney, qui portait exactement le même nom, était lui-même prédicateur ; les "airs de prophétie de pasteur itinérant" en sont peut-être un écho. Les nouvelles proposées ici ne portent pas ce genre de message, mais elles ont en commun avec ce que vous rapportez du "Cirque..." l'aspect "parenthèse" (pas toujours enchantée, d'ailleurs) dans la vie des petites communautés des Etats-Unis.
SupprimerMerci beaucoup pour ce commentaire et le partage de votre point de vue, Thingamajig.
Marrant, j'avais noté cet homonyme mais pas fait le rapprochement. Je suis allé voir la bio du pasteur, et ça porte un éclairage nouveau à cette lecture du "cirque". Les figures convoquées par le Dr Lao, sont très païennes mais effectivement il y a un côté prédicateur (plutôt que prêtre) dans ce récit un tantinet sibyllin. On peut imaginer le petit fils donnant une réponse insolente à l’aïeul, ce qui donnerait un tout autre sens à ce texte étrange.
RépondreSupprimerPour revenir sur les piles de livres en attente, j'aime bien l'idée borgesienne d'un monument de livres non lus. J'ai parfois ce sentiment d'urgence , un peu de panique, face à ces piles qui ne cessent de grossir, et à l'entreprise insurmontable de parvenir au terme de l'épreuve. Mais au moins ils sont là, et ils font "imaginer Sisyphe heureux" ;-)
Je n'ose même pas imaginer la pile à lire d'Albert Camus !
SupprimerMerci beaucoup, cela s'annonce passionnant !
RépondreSupprimerMerci Philippe from France ! Heureux de vous savoir de retour !
Supprimer