18 février, 2026

Galaxie (2eme série) n°014 – Juin 1965

Féodalité de l'Heroic Fantasy naissante pour ce numéro, largement occupé par une novella de Jack Vance, et allègrement servi par de plus courtes nouvelles de très bonne qualité, dont la dernière parution en revue de Allen Kim Lang qui aura su se faire remarquer en seulement trois récits.

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Sommaire du Numéro 14 :


1 - Robert SILVERBERG, Les Voisins (Neighbor, 1964), pages 6 à 21, nouvelle, trad. Pierre BILLON, illustré par Norman NODEL

2 - Jack VANCE, Les Maîtres des dragons (The Dragon Masters, 1962), pages 22 à 112, roman, trad. Michel DEUTSCH, illustré par Jack GAUGHAN

3 - Daniel F. GALOUYE, Le Meilleur des équipages (Homey Atmosphere, 1961), pages 113 à 126, nouvelle, trad. Michel DEUTSCH

4 - Allen Kim LANG, Cuisine spatiale (Gourmet, 1962), pages 127 à 139, nouvelle, trad. Pierre BILLON *

5 - Margaret SAINT-CLAIR, La Mézon de l'orreure (Horrer Howce, 1956), pages 140 à 152, nouvelle, trad. Pierre BILLON, illustré par SMITH

6 - (non mentionné) , Nouvelles déjà parues des auteurs de ce numéro, pages 155 à 155, bibliographie

7 - COLLECTIF, Courrier des lecteurs, pages 157 à 158, courrier


* Nouvelle restée sans publication ultérieure à ce numéro.



Les maîtres des dragons, Prix Hugo de la nouvelle en 1963, sera étoffé ensuite (parution en France en 1979 chez Pocket) dans une traduction révisée par Alain Garsault (qui rejoindra l'écurie Opta dans quelques années). Avec un souffle épique qu'on prêtera plus tard à l'Heroic Fantasy, Jack Vancedécrit l'un des derniers vestiges d'une diaspora humaine galactique, en proie aux agissements belliqueux d'une race extraterrestre, reptilienne et esclavagiste, issue du même patrimoine génétique que les dragons, que ces derniers hommes ont aussi asservis de leur côté. Avec ses personnages tout d'une pièce, Vance nous embarque au milieu des Maîtres des dragons, en un mélange de SF et de féodalité toute médiévale. Maintes fois copié, son style ne défend rien d'autre qu'un souffle qui rappellera aux joueurs de "Warhammer 40 000" leurs plus belles soirées. 

Très bonne côte pour Robert Silverberg, qui voit une autre de ses nouvelles paraitre ce même mois de juin 1965 dans Fiction. Dans un contexte là encore suant de féodalité, deux Seigneurs mitoyens se vouent une détestation de toujours. Le pouvoir et une longévité exceptionnelle leur sont à chacun assurés - mais quoi d'autre… Sans trace d'amitié, sans avoir développé d'amour, le seul altruisme possible n'est que haine. Les voisins est une nouvelle simple mais savamment orchestrée par le jeune Silverberg en passe de devenir un des auteurs phare de son époque. 


Le meilleur des équipages est formé par des comportements de synthèse somme toute fascinants d'humanité et de servitude, et deux astronautes se retrouvent livrés au dilemme de périr dans leur vaisseau en perdition ou de quitter dans la nacelle de secours cet équipage si absurdement attachant. Daniel F. Galouye manie bien ses effets ; sans rien en dire de plus, HAL n'est pas loin… 


Le cuisinier du bord, l’homme qui accomplit le miracle quotidien de transformer en nourriture présentable les déchets de toutes sortes est, sous bien des aspects, celui dont l’importance est la plus vitale à bord d’un astronef. Il peut soutenir le moral ou déclencher une mutinerie. 
Très intéressante problématique resituée dans son contexte, avec Cuisine spatiale : comment nourrir des voyageurs au long cours quand on est limité dans la variété des ingrédients et par leur encombrement. Et si "on est ce que l'on mange", que deviennent les astrogateurs faisant route vers Mars après des mois de nourriture hydroponique. Entre récit intelligemment mené, problématique vitale et culturelle, et récit à chute, voici encore un très bon récit de Allen Kim Lang dont on déplorera qu'il soit le dernier paru (dans Fiction et Galaxie), tant il est un auteur appréciable et d'une intelligence scientifique et humaine certaine. Les amateurs pourront le retrouver dans les recueil "Histoires angoissantes", "Histoires riches en surprises", de la série d'anthologies "Hitchcock présente" (Livre de Poche), et "Histoires à claquer des dents" dans la même série version Bibliothèque Verte (Hachette).


Comme le précise la rédaction de Galaxie (et nous voyons émerger ici la "rubrique" Un classique en reprise, La méson de l'orreure avait initialement été publiée dans le Galaxie n°44 (1ère série - Juillet 1957). Dans les parcs d'attractions, nous sommes prêts à affronter des sensations fortes - et impensables autrement - car nous savons que nous en sortirons intacts. Mais ici, Margaret Saint-Clair nous emmène visiter des prototypes. Sommes-nous toujours bien sûrs que tout s'y passera bien ? Sinistre lisière de "l'orreure" consentie... 



On ne saurait dire si le Courrier des Lecteurs a l'honneur de publier la lettre d'un poète fort renommé, Henri Michaux, ou s'il s'agit d'un homonyme. Toujours est-il que la rédaction semble continuer de provoquer l'émergence de la série Galaxie Bis (dont nous traitions dans notre précédent billet).

Ayant suivi depuis le n° 1 votre revue, je tiens à vous dire que j’y constate un progrès constant. Dans les derniers numéros, en particulier, aucun texte ne m’a déçu. Progrès également sur les couvertures, avec un sommet : celle du n° 10 (illustrant Le Prince des Étoiles), à la fois inquiétante et belle. Emsh me semble être le meilleur dessinateur avec Finlay. Parmi vos auteurs, à part les grands noms, j’apprécie particulièrement Keith Laumer et Jack Sharkey, qui me semblent être les deux révélations les plus intéressantes de votre nouvelle édition, et dont j’espère que vous continuerez à les publier régulièrement. Le Prince des Étoiles de Vance m’a paru moins percutant que Les Récifs de l’Espace, mais il contient quand même tous les ingrédients propres à satisfaire l’amateur de science-fiction, et j’ai été heureux de les y retrouver. Pour terminer, je voudrais davantage de Sheckley, si du moins il écrit toujours, et j’espère que vous n’abandonnerez pas votre formule de romans à suivre. La paresse des éditeurs est telle que l’état de famine de l’amateur de SF est en train de le faire complètement dépérir. Il faut donc bien que, grâce à vous, on ait au moins un bon roman de temps en temps à se mettre sous la dent. Mais qu’attendez-vous pour lancer aussi des romans complets en numéros spéciaux ?

Monsieur Henri MICHAUX

VERSAILLES

Rapport du Centaurien pour le PReFeG (Février 2026)

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A suivre : Galaxie n°015.

Galaxie présente son n°15 :

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KEITH LAUMER, CORDWAINER SMITH, WILLIAM TENN, FREDERIK POHL et ROBERT SHECKLEY : tels sont les auteurs-vedette réunis dans notre prochain numéro.

 

Si vous avez apprécié les premiers récits de Laumer (Tonnerre lointain. Invasion mentale, Les filous de la galaxie) et de Smith (La mère Hitton et ses chatons, La planète Shayol), vous retrouverez avec plaisir les noms de ces deux nouveaux venus lancés par GALAXIE. Le premier, dans La nuit des Trolls, dépeint un futur qui renaît des cendres d’une guerre et où d’anciennes machines de guerre robots, encore en activité, sont craintes et vénérées à l’égal de divinités. Le second, avec La dame aux étoiles, nous entraîne une nouvelle fois dans le lointain et étrange avenir qu’il a édifié, et qui, poursuivi d’une nouvelle à l’autre, est une des plus belles constructions imaginaires de la science-fiction moderne.

 

Tenn et Pohl, auteurs au talent reconnu, sont égaux à leur réputation dans Le tout et la partie et Le semeur de discordes, deux nouvelles – l’une sur le ton de la farce, l’autre sur celui de la satire – où la science-fiction apparaît sous son jour le plus percutant.

 

Enfin, de Sheckley, nous présenterons, en reprise, un classique : La septième victime, mémorable description d’une société future aux mœurs aberrantes.

 

Ce numéro 15 de GALAXIE, à ne pas manquer, sera mis en vente le 10 juin (1965).

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