24 décembre, 2025

Galaxie (2eme série) n°011 – Mars 1965

Des textes de grande qualité (et qui seront repris dans des anthologies ou des recueils) accompagnent la suite et fin du "Prince des étoiles" de Jack Vance. Seul J. T. McIntosh bénéficie ici une publication exclusive - et l'on continue de s'étonner que les éditions Opta ne lui ait pas plus rendu hommage par la suite. Une fois encore, la nouvelle de Clifford Simak sera bien reprise en recueil, mais dans la rarissime collection "Titre/SF" de chez Jean-Claude Lattès ("Des souris et des robots" - 1981, et d'ailleurs beaucoup de nouvelles de ce recueil ne feront pas l'honneur de republication dans les compilations ultérieures de chez J'ai Lu).

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Sommaire du Numéro 11 :


1 - Jack VANCE, Le Prince des étoiles (fin) (The Star King, 1963), pages 2 à 78, roman, trad. Pierre BILLON, illustré par Ed EMSH

2 - Robert SHECKLEY, Le Balayeur de Loray (The Sweeper of Loray, 1959), pages 79 à 92, nouvelle, trad. GERSAINT

3 - (non mentionné), Nouvelles des auteurs de ce numéro parues dans l'ancien "Galaxie", pages 92 à 92, bibliographie

4 - William TENN, Commandant de morts-vivants (Down Among the Dead Men, 1954), pages 94 à 118, nouvelle, trad. Pierre BILLON, illustré par William ASHMAN

5 - J. T. McINTOSH, La Justice des Spurciens (Kingslayer, 1959), pages 120 à 141, nouvelle, trad. Pierre BILLON, illustré par Wallace (Wally) WOOD *

6 - Clifford D. SIMAK, Une mort dans la maison (A Death in the House, 1959), pages 142 à 160, nouvelle, trad. Michel DEUTSCH, illustré par Dick FRANCIS


* Nouvelle restée sans publication ultérieure à ce numéro.


Mars 1965 : Ludo le Hérisson a deux ans, et sans doute ne sait-il  pas encore lire. Un matin, depuis les bras qui le portent, il entrevoit distraitement chez un marchand de journaux, derrière le comptoir, la couverture bariolée du Galaxie n°11. Son contraste tranché, ses lumières crépusculaires enflammées, ses énigmatiques silhouettes, l'attirent irrésistiblement. Touché par la candeur du potentiel lecteur de SF, notre ami le Centaurien projette son esprit dans le passé et lui propose les avis suivants sur ce numéro.


Jack Vance fait poursuivre à son héros, dans cette suite et fin pour Le Prince des étoiles, sa quête de vengeance et de justice sommaire, en l'agrémentant fort heureusement d'objets de désirs et semant de l'adversité jusque chez ses adversaires, dont la fourberie les empêchera de rester soudés. Péripéties, aventures, ruses et astuces… Ce Prince des étoiles est fort agréable à lire.


Robert Sheckley raille l'anthropocentrisme qui transpire de certaines œuvres de SF, en imaginant un explorateur ethnologue qui assure que le taux d'intelligence des populations extraterrestres s'amenuise proportionnellement à la distance qu'elles ont avec la Terre. Mais bien évidemment, ce qu'on appelle "intelligence" n'est peut-être qu'un concept terrien, et qui ne résiste pas, par exemple, à l'avidité et à l'appât du gain. Le balayeur de Loray, lui, balaie déjà devant sa porte…

Notons que cette nouvelle fera l'objet d'une publication apocryphe, en septembre 1990, sous l'initiative de Francis Valéry et du site "Quarante-deux.org", sous la forme du numéro 66 de la première série de Galaxie tel qu'on aurait pu se le représenter. (Voir Galaxie n°65 et sur cette page chez Noosfere).

(…) si nous voulions maintenir le statu quo jusqu'à l'heure décisive, il fallait que notre moyenne des naissances fût en excédent sur nos pertes. Pendant la décade passée, il n'en avait pas été ainsi, en dépit des réglementations de plus en plus rigoureuses sur la Repopulation, lesquelles mettaient progressivement en pièces toutes nos lois morales et sociales. C'est alors que le service de la Récupération remarqua qu'à peu près la moitié de nos vaisseaux étaient fabriqués à partir des débris métalliques récupérés sur les champs de bataille. Où se trouvait le personnel qui avait constitué les équipages de ces épaves ?…

La logique du recyclage poussée à l'extrême croise dans Commandant de morts-vivants la volonté de "réarmement démographique" inhérente aux patries s'apprêtant à la guerre. Autant dire que le questionnement est loin d'être dépassé de nos jours, même si la conclusion du récit porte plutôt sur la stérilité. William Tenn est ici peut-être un peu plus grave qu'à son habitude, mais on y retrouve ses formules grinçantes comme celle-ci :

(...) en dépit de la science dont faisaient preuve les Éotiens, et qui en bien des secteurs surpassait la nôtre de fort loin, ils étaient psychologiquement incapables de concevoir qu'un voisin à l'aspect dissemblable du leur soit doué d'intelligence, de sensibilité et possède le droit à l'existence. Beaucoup trop d'humains leur ressemblent sur ce point.


Avec La justice des Spurciens, J. T. McIntosh propose une petite nouvelle à l'ancienne, où l'enjeu science-fictionnel ne sert que de décorum, et un poil machiste au vu du rôle un peu réifié de l'inévitable jolie jeune femme, mais l'ensemble demeure bon enfant et l'intrigue suffisamment rebondissante pour en faire un récit appréciable.


Une mort dans la maison est une nouvelle bien dans la veine humaniste de Clifford D. Simak, où l'humanisme signifie surtout respecter la dignité du vivant, quel qu'il soit. On repensera inévitablement à son roman "Au carrefour des étoiles" daté de 1963, et cette nouvelle initialement parue en 1959 en constitue une sorte d'ébauche bien menée.


Bon, excusez moi Ludo pour la petite blagounette du début ; notre Centaurien, depuis qu'il est de retour, a l'esprit plutôt farceur… Joyeux Noël tout de même !

Rapport du Centaurien pour le PReFeG (Décembre 2025)

  • Relecture
  • Corrections orthographiques et grammaticales
  • Vérification du sommaire
  • Vérification des casses et remise en forme des pages de titre
  • Remise en page des illustrations (avec propositions pour certaines en meilleure qualité)
  • Ajout en portfolio des illustrations des versions originales qui n'avaient pas été reprises dans l'édition française
  • Refonte de la Table des "Nouvelles des auteurs de ce numéro"
  • Ajout de la page d'annonce du prochain Fiction
  • Notes (1) et (2) ajoutées.
  • Vérification et mise à jour des liens internes
  • Mise au propre et noms des fichiers html
  • Mise à jour de la Table des matières
  • Mise à jour des métadonnées (auteurs, résumé, date d'édition, série, collection, étiquettes)

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Galaxie présente son numéro 12 : 

Au prochain sommaire de “Galaxie”

Parmi les étoiles apparues depuis ces dernières années au firmament de la S F., il en est une de première grandeur : CORDWAINER SMITH. Ce nouveau venu encore pratiquement inconnu en France, GALAXIE compte s'employer activement à le révéler. Vous avez déjà vu sa signature aux sommaires de nos numéros 3 et 4. Et il sera en vedette dans notre prochain numéro, avec un récit que les critiques américains unanimes ont considéré comme l'un des plus hallucinants de la science-fiction moderne. Son titre : La planète Shayol. Encore l'histoire d'une planète étrange ? Oui, si l'on veut, mais aussi beaucoup plus que cela. D'abord l'évocation captivante d'un monde futur étonnant. Ensuite une extraordinaire idée de base, développée de façon inédite, et qui donne une nouvelle dimension à l'horreur. Nous écrivons sans hésitation : La planète Shayol est une nouvelle comme on en voit peu dans une carrière de lecteur de science-fiction. 

Ajoutons que le reste du numéro sera particulièrement propre à satisfaire l'amateur. On y retrouvera un auteur de la grande tradition « Galaxie » : FLOYD L. WALLACE, avec L'homme ; un nouveau venu déjà plébiscité par nos lecteurs : KEITH LAUMER, avec Les filous de la galaxie ; ainsi qu'un excellent spécialiste, trop peu connu du public français : CHRISTOPHER ANVIL, dont la nouvelle Piège mental est l'une des plus ahurissantes qui aient paru dans ces pages.

Un numéro exceptionnel à ne pas manquer, et que vous trouverez en vente à partir du 11 mars (1965).


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