02 septembre, 2026

Cadeau bonus : Fiction Spécial n °9 : L'Âge d'or de la science-fiction - Astounding 2ème série, 1947-1951 (Mai 1966)

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Poursuivant la publication de la manne offerte par la revue américaine Astounding (car Fiction ne se contente plus depuis quelques temps de traduire en français l'unique revue Fantasy & Science Fiction), Fiction nous propose en ce printemps 1966 non pas un florilège choisi par sa rédaction, mais la traduction d'un second recueil américain consacré aux "meilleurs morceaux" de la revue de John W. Campbell.
Nous en apprécierons une très large partie, mais nous ne manquerons pas de nous souvenir que les années 1947 à 1951 étaient marquées par les tambours battants de la Guerre Froide ; la production américaine de l'époque s'en ressent grandement, malgré le vœu pieu de ce genre de littérature de nous permettre de quitter les temps actuels ou passés pour nous plonger dans les émerveillements ou les cauchemars de l'avenir.

La peur de l'anéantissement global de l'espèce humaine, aveuglée par son "instinct belliqueux", n'en est qu'un aspect. Si certains auteurs extrapolent davantage sur les reconstructions possibles de l'après-guerre totale, comme Theodore Sturgeon, ou si d'autres imaginent des alternatives à la bipolarité d'un conflit mondial à venir, comme Lester del Rey, cette anthologie nous propose également quelques morceaux de propagande à l'américaine, l'anti communisme primaire poussé à toute berzingue, qui demeurent intéressants dans l'après coup pour nous donner un aperçu de l'état d'esprit d'alors, bien qu'ils ne brillent pas par l'intelligence de leur propos.
Mais au moment de sa publication en France, nous voilà non plus en 1951, mais en 1965, et de tels "pamphlets" (faute de mieux les définir) peuvent déjà à ce moment passer non plus pour des récits d'un "âge d'or", mais plutôt pour ceux de "l'âge de fer" (voire de "l'âge de l'os de tibia fracassant un crâne de singe").
Nous reviendrons plus avant, exemples à l'appui, sur cette réserve, mais nous pouvons déjà admettre que le travail de Pierre Billon à la traduction est honorable, malgré un choix de nouvelles qui aurait pu, pour certaines, être un peu plus éclairé pour une publication plus tardive, en France.

Sommaire du Fiction Spécial n°9 :
1 - (non mentionné) , Introduction, pages 5 à 6, introduction
2 - Thomas L. SHERRED, Une fenêtre sur l'histoire (E for Effort, 1947), pages 9 à 59, nouvelle, trad. Pierre BILLON
3 - William TENN, Jeu d'enfant (Child's Play, 1947), pages 61 à 87, nouvelle, trad. Pierre BILLON
4 - Theodore STURGEON, Et la foudre et les roses (Thunder and roses, 1947), pages 89 à 109, nouvelle, trad. Pierre BILLON
5 - Eric Frank RUSSELL, La Fin du voyage au bout de la nuit (Late Night Final, 1948), pages 113 à 146, nouvelle, trad. Pierre BILLON *
6 - Kris Ottman NEVILLE, Guerre froide (Cold War, 1949), pages 147 à 157, nouvelle, trad. Pierre BILLON *
7 - Clifford D. SIMAK, Éternité perdue (Eternity Lost, 1949), pages 159 à 183, nouvelle, trad. Pierre BILLON *
8 - Lester DEL REY, Par-dessus bord (Over the Top, 1949), pages 185 à 198, nouvelle, trad. Pierre BILLON *
9 - Henry BEAM PIPER, Le Dernier ennemi (Last Enemy, 1950), pages 199 à 256, nouvelle, trad. Pierre BILLON *
10 - Murray LEINSTER, Note historique (Historical Note, 1951), pages 257 à 267, nouvelle, trad. Pierre BILLON * 
* Nouvelle restée sans publication postérieure à celle présentée ici.

FICTION présente son nouveau numéro Spécial :

L'introduction tout d'abord :

" Le genre qu’il est convenu d’appeler science-fiction connaît aujourd’hui une vogue sans pareille. Mais ses origines sont lointaines, et son « Âge d’Or » remonte à une vingtaine d’années.

De cet Âge d’Or, une première physionomie fut offerte en décembre 1965 par le précédent tome de cette anthologie, qui rassemblait huit récits recensant la période 1940-1947.

Tous ces récits provenaient de la célèbre revue américaine Astounding, la plus prestigieuse revue de science-fiction des années quarante.

Avant Astounding et son rédacteur en chef John W. Campbell, il n’existait pas de magazine de science-fiction sérieux digne de ce nom. Après lui, le nom même d’Astounding devint le symbole d’une science-fiction adulte, cohérente, scientifiquement vraisemblable, empreinte d’un souci de réalisme : caractéristiques qui firent prendre au genre un tournant décisif et le marquèrent durablement.

Parmi les auteurs découverts par Campbell à cette époque et publiés en vedette par Astounding, figurent la plupart des grands maîtres de la science-fiction : Robert Heinlein, Isaac Asimov, A. E. van Vogt, Clifford D. Simak, Theodore Sturgeon, Henry Kuttner, etc. Sans compter ceux qui, tels Jack Williamson ou Murray Leinster, avaient fait leurs débuts auparavant mais écrivirent dans Astounding leurs œuvres les plus achevées.

Dans le premier tome, nous avons assisté à l’éclosion et l’élaboration de la science-fiction moderne, à travers quelques textes mémorables. Aujourd’hui, un second tome s’imposait. La période qu’il embrasse est celle de l’épanouissement, et dès le premier texte présenté, cette science-fiction moderne apparaît déjà à son point culminant.

Cette anthologie s’achève en 1951. Par la suite, c’est le boom que l’on connaît, l’expansion de la science-fiction et son développement, sa diffusion dans les principaux pays d’Europe, mais son cheminement antérieur restait encore mal connu, surtout dans le domaine de la nouvelle. D’où l’intérêt historique de ce recueil et de celui qui l’a précédé, et l’importance qu’ils garderont aux yeux des amateurs. "

Et le quatrième de couverture pour faire la réclame à tout ceci :

9 CHEFS-D'ŒUVRE DE LA SCIENCE-FICTION

      « La science-fiction est la littérature de l'ère scientifique.

     Contrairement aux autres littératures, elle pense que le changement est l'ordre naturel des choses, que l'Homme a des buts à atteindre, bien plus vastes que tous ceux qu'il envisage aujourd'hui » :

     Ainsi s'exprime John W. Campbell, rédacteur en chef de Astounding, le plus grand magazine américain de science-fiction entre 1940 et 1955.

     La présente anthologie rassemble neuf passionnants récits issus de ce magazine, neufs récits qui sont des jalons dans l'Age d'Or de la science-fiction.

     Chacun d'eux représente un point d'achèvement et un sommet.

Un livre qui vous ouvre les portes du futur !

Comme nous le voyons, le but déclaré serait pour Campbell non pas de réfléchir à la technologie galopante et aux changements radicaux qu'elle impose après-guerre, mais bel et bien de préparer les mentalités à accepter "l'ère scientifique", dénommée telle comme pour affirmer son inéluctabilité, voire son infaillibilité et la grande Lumière de Vérité qu'elle irradie devant elle. Encore, à cette époque, le "progrès" représentait-il une promesse, un bienfait à saisir, presque une offre promotionnelle. Le discours dominant de nos jours nous imposerait plutôt une injonction à nous y adapter. La machine et son utilisation diffuse à tous les échelons de notre vie sociale a , semble-t-il, pris le pas sur le devenir de l'espèce humaine ou ses projets de société.

Venons-en aux nouvelles proprement dites.

Une fenêtre sur l’Histoire (1947), signée T. L SHERRED est une nouvelle remarquable par sa construction, dans un style dynamique et très plaisant, qui repose sur le postulat de pure science-fiction d'une machine permettant de visualiser n'importe quel moment du passé sans restriction d'espace. Un miracle technique qui pourrait, comme on s'y attend, tout bouleverser, principalement sur les divers "récits nationaux" et les couleuvres que l'Histoire officielle nous aura fait avaler. Les protagonistes sont fort rusés, mais les Etats, inquiets d'être malmenés, conservent leur toute puissance. Le style est dynamique, enlevé, intelligent, et il est très étonnant que cette nouvelle n'ait jamais été reprise en anthologie, du moins francophone (son unique republication ultérieure sera pour le sixième volume de l'éphémère collection Etoile Double chez Denoël), car c'est un véritable bijou qui n'a pas pris une ride, et qui trouve même une seconde lecture contemporaine réactualisée de par nos capacités techniques actuelles à pouvoir fabriquer de fausses images présentant toutes les apparences du vrai. Un choix, donc, bien justifié, qui transcende son contexte temporel.

" Avait-il vraiment envie de dédoubler Tina ? Oui, en dépit de tout. Elle était toujours la femme qu’il désirait plus qu’aucune autre. Et lorsque l’original aurait épousé Lew, la réplique n’aurait d’autre ressource que de se rabattre sur lui-même. Seulement… la jumelle posséderait les caractéristiques de Tina à l’instant où seraient prises les mensurations ; et rien ne disait qu’elle n’exigerait pas d’épouser Lew, elle aussi. " 
On pourrait reconnaître là l'intrigue du Triangle à quatre côté de William Temple fraichement résumée (voir notre article ICI). En réalité, Temple écrira son roman deux ans après ce Jeu d'enfant (1947) qu'a produit William Tenn. Celui-ci rapporte dans une interview qu'il n'est pas précisément fier de cette nouvelle, mais qu'elle lui valut un grand nombre de publications dans des anthologies, grâce aux bons soins de son agent littéraire... Theodore Sturgeon, excusez du peu. Le propos - un kit de production d'êtres humains modélisés, arrivé par erreur du futur au mauvais destinataire - rappellera Tout smouales étaient les borogoves, de Lewis Padgett (à savoir Henry Kuttner et Catherine L. Moore). Tenn pensait en effet écrire une nouvelle à la manière de Henry Kuttner, sans savoir qu'il était aussi l'auteur de Tout smouales étaient les borogoves, et sans même connaître cette nouvelle sensiblement proche de la sienne. D'un William à l'autre, que Tenn inspirât à son tour Temple, rien n'est moins sûr, mais ce Jeu d'enfant a toutefois le mérite d'être bien équilibré, et d'annoncer déjà l'humour cruel des nouvelles à venir de William Tenn.

Theodore STURGEON, qui bien entendu n'était pas qu'agent littéraire, et ce pour notre plus grand bonheur, propose avec Et la foudre et les roses (1947) une vision assez réaliste de ce qui pourrait s'organiser après une guerre atomique. Retenons-en surtout que le message de Sturgeon, véhiculé - comme toujours - par une belle poésie, est de ne pas céder à l'esprit de revanche qui ne ferait que tout achever de détruire. Une belle nouvelle à relire par temps de guerre, en souhaitant ne pas avoir à s'y référer trop vite. 

Toujours sur le registre séminal des influences, peut-être que Marion Zimmer Bradley avait-elle lu La Fin du voyage au bout de la nuit (1948) en composant en 1955 son Marée montante. On y retrouve ici les mêmes germes subversifs d'une société débarrassée du souci de la production, bien que cette histoire traite surtout du changement de mentalité qui s'opère chez des colons extraterrestres guerriers et rigides, confrontés à une vie libre et pastorale. Son auteur, Eric Frank RUSSELL, est  - rappelons-le - un auteur d'un humanisme charmant, malheureusement trop rare (même s'il figurait déjà dans l'anthologie Astounding précédente).

Theodore Sturgeon nous en avait donné un avant-goût : nous entrons maintenant dans les récits préoccupés par la Guerre Froide qui a marqué la production américaine de cet "Âge d'Or de la science-fiction". Kris Neville imagine dès 1949 - en pleine prise de conscience de la Guerre Froide et dans l'anxiété qui régnait alors - ce qu'on appellera plus tard la "Guerre des étoiles", non pas le film, mais le système de défense et d'attaque des deux grandes nations adverses déplacé dans l'espace, avec un réseau de stations spatiales armées de missiles atomiques. Curieusement, Neville ne va pas encore jusqu'à l'automatisation et la transmission radio, mais nous figure ces stations comme habitées, chacune par son gardien propre, le doigt potentiellement sur le gros bouton rouge. On le constate avec l'auteur, et comme l'écrira Ward Moore deux ans après dans Le vaisseau-fantôme, il faudra bien prévoir des pousse-boutons pour les pousse-boutons … 
 
Quittons un instant le contexte de guerre larvée pour nos intéresser à un sujet universel (et même sans doute le premier sujet de la littérature) : la quête d'immortalité. Clifford D. SIMAK explore dans Éternité perdue (1949) la possibilité de la vie prolongée scientifiquement, et ainsi de l'immortalité potentielle, en rappelant qu'il ne pourra s'agir que d'un privilège maquillé en salaire dû au mérite. Accorder une fois ce privilège n'est pas pour autant le renouveler tacitement, et le bail pour la vie éternelle ne saurait être alloué qu'à certaines conditions précises. Sans compter que la peur infantile de la mort gagne du terrain à mesure que se prolonge la vie, et infantilise les immortels… La fable est habile, et même étonnamment grinçante au regard du ton habituel de Simak, plutôt tendre dans ses autres récits. 

" Déjà, les nations commençaient à se retrancher chacune dans son isolement, ce qui signifiait que le monde courait de nouveau vers une crise. La peste qui, quatre ans auparavant, avait soudain éclaté en Chine avait mis fin à la crise précédente, toutes les nations s’étant solidarisées, soit par altruisme, soit par intérêt, et ayant été contraintes de travailler en commun. Mais cela n’avait pas duré. Un traitement avait été découvert, après que deux millions de personnes eurent péri ; ensuite, il ne restait plus rien qui pût maintenir la coopération internationale que la catastrophe avait soudain suscitée. "
La Guerre Froide, donc, et la conquête spatiale vue non pas comme indice de compétition comme ce sera le cas avec Vanguard et Spoutnik, mais plutôt comme contrepoint, comme motivation suffisamment essentielle pourr couper l'herbe sous le pied à la course à l'armement. Dans Par-dessus bord (1949), le ton employé par Lester del REY est iconoclaste, et n'est pas l'expression de l'état d'esprit d'un militaire qui "pèterait un boulon", mais bien celui du ras-le-bol d'un homme particulier, recruté dans la population civile justement pour sa particularité d'être un homme de petite taille. On se souvient que durant un temps, le bruit a circulé que les astronautes seraient sélectionnés selon ce critère (de taille et de poids) pour optimiser le tonnage et la surface habitable minimum dans une capsule spatiale (voir en cela Le saviez-vous du Galaxie 1ère Série n°53 d'Avril 1958). Pour la petite histoire, Lester del Rey sera l'époux de Judy-Linn Benjamin, atteinte de nanisme, avec qui il fondera la célèbre maison d'édition delRey books. Judy-Linn sera, quant à elle, l'autrice de la première novellisation de Star Wars.

On aimerait pouvoir passer sur l'anti communisme primaire de Henry BEAM PIPER, tel qu'allègrement déployé dans Le dernier ennemi (1950). L'extrait suivant pourrait être légitime (bien que gratuit) :
" Je me souviens de quelques histoires que me racontait mon grand-père lorsqu’il était représentant paratemporel dans le Quatrième Niveau, il y a de cela quatre cents ans ; il avait, disait-il, échappé de justesse à plusieurs reprises, aux foudres de la Sainte Inquisition. Je crois que cette redoutable institution opère encore actuellement dans le secteur américano-européen, sous le nom de NKVD. "
H. BEAM PIPER ne s'arrête pas là. Son récit pourtant mêle assez habilement mondes parallèles et civilisations extraterrestres usant de leur influence avec délicatesse pour ne pas provoquer d'ingérence brutale dans les sociétés moins "avancées". Et là encore, il est question d'immortalité, ou plutôt du contrôle scientifique de la réincarnation, volant à l'immanence du "Karma" son sens de la justice et de la morale. Voyons par exemple l'extrait suivant :
" (...) puisque les Statisticalistes soutiennent que la réincarnation se produit purement au hasard, ils visent à créer une société entièrement sans classes, dans laquelle, en théorie, chaque individualité possédera le maximum de chances de se réincarner dans les meilleures conditions d’égalité avec le reste de la population. Le programme politique implique en conséquence la complète socialisation de tous les moyens de production et de distribution, l’abolition des titres héréditaires, la suppression de la transmission des richesses par voie d’héritage – voire la suppression pure et simple de la propriété individuelle – et le contrôle total par le gouvernement de toutes les activités économiques, sociales et culturelles. Bien entendu, » dit le Dr Harnosh, « la politique n’est pas du tout de mon ressort et je ne me permettrais pas de juger, par avance, quel serait le fonctionnement d’un tel régime. » 
— « J’aurais moins de scrupules que vous, docteur, » répondit Verkan Vall, pensant à toutes les lignes temporelles où il avait pu voir de tels systèmes en application. « Vous n’en seriez certainement pas édifié, docteur. "
On le comprend, le modèle politique incriminé est transparent, mais la critique véritable ne va pas plus loin et manque définitivement d'arguments politiques. Et le ton est sentencieusement donné dans l'extrait suivant :
" Cinq hommes étaient assis à une table proche. Ils étaient entrés avant que les étoiles n’aient commencé de pâlir, et les serveurs leur apportaient à peine les premiers plats. Deux d’entre eux étaient des Assassins, et les trois autres d’une race que Verkan Vall avait appris à reconnaître sur toutes les lignes temporelles – celle des politiciens gauchistes arrogants, sûrs d’eux-mêmes, ambitieux, qui savent ce qui convient à chacun, mieux que les intéressés eux-mêmes, convaincus qu’ils sont de posséder la Vérité en tout, ceux qui professent une opinion différente de la leur étant, par conséquent, non seulement des êtres ignares, mais encore des coquins vénaux. "
Pour apprécier la critique en creux, quelle est donc, pourrait-on se demander, la société idéale, l'utopie à la H. Beam Piper ?
" Il n’ignorait pas que ses yeux parcouraient l’une des cités provinciales mineures d’une civilisation respectablement évoluée. Une civilisation qui construisait ses cités verticalement puisqu’elle avait appris à contrebalancer l’effet de la gravitation. Une civilisation qui dépendait encore des céréales naturelles pour sa nourriture, mais qui avait appris à tirer le maximum de rendement de son sol. Le réseau de barrages et de canaux d’irrigation, qu’il apercevait au-dessous de lui, rivalisait avec ce qu’il y avait de mieux dans le genre sur son propre niveau paratemporel. "
Réponse : une utopie de monades urbaines et de monoculture. En bref : les U.S.A. des années 50. 
On le constate, Le dernier ennemi est un exemple frappant de ce que la S .F. américaine pouvait produire en plein "Âge d'Or" de la Guerre Froide. 

De façon, heureusement, plus potache, Murray LEINSTER dans Note historique (1951) se moque aussi de l'U.R.S.S., avec l'histoire de l'invention d'un appareil volant portatif. Malheureusement, le style en est absent et, de fait, la démonstration de l'absurde bureaucratique qu'on aurait aimé trouver tombe un peu à plat.

Après avoir visité la S.F., le prochain Fiction Spécial donnera la part belle au fantastique et à l'épouvante avec un florilège de la revue "Veird Tales" (sic !)
 

    Rapport du Centaurien pour le PReFeG (Août 2026)
  • Relecture
  • Rares corrections orthographiques et grammaticales
  • Ajout du sommaire, de la page d'annonce du Fiction Spécial 10, de la page des "Nouvelles déjà parues", et du quatrième de couverture
  • Notes (1) et (2) ajoutées
  • Mise au propre et noms des fichiers html
  • Mise à jour de la Table des matières
  • Mise à jour des métadonnées (auteurs, résumé, date d'édition, série, collection, étiquettes)

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