" Rien que des nouvelles américaines. Rien que des auteurs consacrés." annonçait la rédaction de Fiction dans son numéro précédent pour présenter ce numéro inaugural de 1965. Voici un choix éditorial assumé, donc, mais qui semble se rapprocher jusqu'à se confondre avec la politique de publication de la revue "Galaxie", du moins temporairement. On pourra toutefois apprécier la qualité d'ensemble (en plus d'en découvrir les raretés, de McIntosh et de Young comme souvent), qui en fait presque un premier jet de ces Fiction Spéciaux qui seront consacrés à l'Age d'or de la science-fiction américaine.
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| Couverture de Ariel Alexandre attribuée par erreur à Jean-Claude Castelli. |
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Sommaire du Numéro 134 :
1 - (non mentionné), Nouvelles déjà parues des auteurs de ce numéro, pages 6 à 6, bibliographie
2 - James E. GUNN, Le Plus dur des combats (Not So Great an Enemy / Medic, 1957), pages 7 à 55, nouvelle, trad. Pierre BILLON
3 - J. T. McINTOSH, Double jeu (One Into Two, 1962), pages 56 à 69, nouvelle, trad. Arlette ROSENBLUM *
4 - Edmond HAMILTON, Quand on est du métier (The Pro, 1964), pages 70 à 82, nouvelle, trad. Paul ALPÉRINE
5 - Robert F. YOUNG, Dans quelle caverne profonde ? (In What Cavern of the Deep, 1964), pages 83 à 128, nouvelle, trad. Denise HERSANT *
6 - Damon KNIGHT, Une fille sur mesure (Maid to Measure, 1964), pages 129 à 131, nouvelle, trad. Paul ALPÉRINE
7 - Alan E. NOURSE, L'Union parfaite (The Compleat Consumators, 1964), pages 132 à 136, nouvelle, trad. Christine RENARD *
CHRONIQUES
8 - COLLECTIF, Ici, on désintègre !, pages 137 à 149, critique(s)
9 - (non mentionné), Le Rayon des nouveautés, pages 151 à 151, article
10 - Philippe CURVAL, La Femme du sable, pages 153 à 155, article
11 - Anne TRONCHE, Magritte : l'insolite du familier / Huit peintres insolites, pages 156 à 157, article
* Nouvelle restée sans publication ultérieure à ce numéro.
Si les ressources ne sont pas suffisantes, qui choisirez-vous de traiter – les indigents ou les prospères, les gouffres sans fond ou ceux qui peuvent financer le futur, avec plus de médicaments, plus de santé pour chacun ?
"... je vous le dis, le métier n'est pas drôle. Ces coups de sonde minutieux donnés autour de Mars et de Vénus, ces révélations des dernières découvertes les concernant, ces savants imbus d'eux-mêmes qui annoncent chaque jour de nouveaux progrès dans les sciences d'avant-garde… tout cela complique ma tâche. À notre époque, je dois savoir de quoi je parle, au lieu d'élaborer une théorie ou d'inventer quelque chose de toutes pièces. Et voilà que mon propre fils va dans la Lune, d'où il me rapportera des renseignements exacts qui m'obligeront à renoncer à écrire une douzaine d'histoires nouvelles ! "
Comme les huitres, la chronique "Ici, on désintègre!" finit toujours par révéler ses petites perles, surtout à l'aune du temps passé. On pourra lire dans ce numéro, par exemple, à propos de la parution d'une Anthologie (Histoires insolites - Casterman 1964), une pertinente remarque (surtout pour "Fiction") de Gérard Klein à propos de la pauvreté du champ éditorial laissé en France pour la publication des nouvelles :
Était-il impossible de trouver quelques nouvelles de langue française ou italienne qui puissent entrer dans ce concert ? On peut en douter. Mais la tâche des anthologistes en eût été compliquée, car il n'existe pour ainsi dire pas, en France, de recueil de nouvelles ou de revues, à l'exception de Fiction, où ils eussent pu puiser. Il est assez remarquable que les éditeurs français, traditionnellement réticents à l'idée de publier des nouvelles françaises, ne s'avisent le plus souvent du goût du public pour le conte qu'à propos d'écrivains étrangers. Et les critiques de se lamenter à l'occasion – comme je le fais ici – sur le triste sort de la nouvelle française depuis Mérimée, Nodier, Maupassant, etc., et sur l'espèce d'incapacité où semblent se trouver les écrivains de notre pays à ramasser leur pensée en quelques pages. On peut estimer sans grand risque d'erreur que la moitié des romans étirés qui s'étalent dans les vitrines de nos libraires eussent fait de bonnes nouvelles, et que cette forme eût épargné bien des veilles studieuses à leurs auteurs, bien des grimaces à leurs lecteurs, et n'aurait desservi que les fabricants de papier. Mais la nouvelle est une technique difficile, qui ne se maîtrise bien qu'à l'expérience et qui repose en général sur une tradition. Il y aura de bonnes, d'excellentes nouvelles de ce côté-ci de l'Atlantique et de la Manche, le jour où il existera pour elles un marché, des revues et une certaine émulation des auteurs.
Peut-être est-ce précisément l'existence, dans le monde anglo-saxon, d'un marché institutionnalisé, aux besoins bien connus, qui donne à toutes ces Histoires Insolites un brillant industriel leur conférant dans le bizarre un air d'uniformité dont émergent sans peine Faulkner, John Collier et Saki. C'est que la plupart de ces écrivains sont de vieux routiers de l'épouvante, suprêmement habiles et sachant comme des lutteurs expérimentés porter le coup inattendu au point sensible, sans oublier de crier au bon moment. C'est cette technique que Derleth apporte à Lovecraft, lorsqu'il achève La chambre aux volets clos. On sait que Derleth, éditeur et anthologiste, hérita des papiers d'H.P. Lovecraft et entreprit de terminer certaines histoires ébauchées par le maître. Le travail est d'un soin minutieux et les proportions sont respectées mais plus rien ne demeure ici des accents terrifiés du Cauchemar d'Innsmouth, quoique le récit appartienne au même cycle.
Relecture- Corrections orthographiques et grammaticales
- Vérification du sommaire
- Vérification des casses et remise en forme des pages de titre
- Mise en forme des titres présentés in "Revue des livres"
- Ajout de la page "Dans le prochain Galaxie"
- Ajout de la Table des "Nouvelles des auteurs de ce numéro" telle qu'évoquée dans le sommaire sur NooSFere mais n'apparaissant pas dans le epub d'origine.
- Notes (0), (1b), (1c) et (1d) ajoutées.
- Vérification et mise à jour des liens internes
- Mise au propre et noms des fichiers html
- Mise à jour de la Table des matières
- Mise à jour des métadonnées (auteurs, résumé, date d'édition, série, collection, étiquettes)
Rapport du Centaurien pour le PReFeG (Janvier 2026)
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Prochaine publication prévue pour le mercredi 28 janvier 2026 : Fiction n°135.








Merci pour cette livraison !
RépondreSupprimerJe dois dire que le roman d'Escarpit m'intriguant, j'ai fait l'acquisition de son epubotron pour me faire un avis.
Merci là aussi pour ce partage !
J'en ai commencé la lecture et si ce n'est pas (pas encore, du moins) de la science-fiction, c'est assez plaisant et amusant, à la manière d'un récit de mémoires dont le registre renvoie au genre picaresque et satirique du XVIII eme siècle.
Oui, en effet, le ton est très proche par moment de certains passages de "L'imprécateur" de René-Victor Pilhes, la gravité en moins, mais avec un bon "moquage de tête" de toute une technocratie qui commençait à jouer des coudes à cette époque pour se faire une place au soleil. Il y a quelque chose d'un peu daté, et ce qui explique peut-être que le roman n'ait jamais été republié, mais c'est aussi ce qui fait son charme.
SupprimerMerci une fois de plus pour votre visite et votre avis, cher Thingamajig. Heureux de vous avoir fait commettre ce petit pas de côté avec Escarpit.