Que de raretés pour ce numéro de Juillet ! Hormis la nouvelle de Michel Demuth qui inaugure le cycle si salué des "Galaxiales" (et une autre signée sous pseudonyme initialement parue dans un autre fanzine l'année d'avant), la totalité n'a jamais bénéficié d'une republication par la suite. Nous retrouvons les noms de ces grands oubliés des collections de SF françaises que sont Chad Oliver et son anthropologie spéculative si charmante, et Avram Davidson ici acoquiné avec Randall Garrett, ou encore dans une moindre mesure Harry Harrison ; ainsi que de micro-auteurs français qui ont dû espérer un temps entrer au cénacle des écrivais publiés - où l'on retrouve le jeune comédien Bernard Haller qui fit ensuite une carrière beaucoup plus remarquée à l'écran qu'à la plume.
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| Illustration bien allumée de Jean Lauthe |
Sommaire du Numéro 140 :
1 - (non mentionné) , Nouvelles déjà parues des auteurs de ce numéro, pages 9 à 9, bibliographie
2 - Chad OLIVER, La Fin du voyage (End of the Line, 1965), pages 10 à 45, nouvelle, trad. Pierre BILLON *
3 - Michel DEMUTH, L'Été étranger (2020), pages 46 à 68, nouvelle
4 - Terry CARR, Le Saut dans le vide (Brown Robert, 1962), pages 69 à 76, nouvelle, trad. Jean LAUSTENNE *
5 - Jean-Michel FERRER, Une vie alternative, pages 77 à 78, nouvelle
6 - Avram DAVIDSON & Randall GARRETT, L'Appel des sirènes (Something Rich and Strange, 1961), pages 79 à 103, nouvelle, trad. Pierre BILLON *
7 - Sophie CATHALA, Les Rencontres, pages 104 à 111, nouvelle *
8 - Harry HARRISON, Les Mystères du métro (Incident in the IND, 1964), pages 112 à 120, nouvelle, trad. René LATHIÈRE *
9 - Jean DEMAS, La Femme truquée, pages 121 à 121, nouvelle *
10 - Bernard HALLER, La Jambe, pages 121 à 123, nouvelle *
11 - Marcelle PROVENS, L'Arbre-main, pages 123 à 124, nouvelle *
12 - Jean-Claude PIGUET, La Règle du jeu, pages 124 à 125, nouvelle *
CHRONIQUES
13 - Pierre VERSINS, Une porte peut être ouverte et fermée, pages 126 à 133, article
14 - COLLECTIF, Ici, on désintègre !, pages 134 à 143, critique(s)
15 - COLLECTIF, Le Conseil des spécialistes, pages 144 à 145, critique(s)
16 - COLLECTIF, L'Écran à quatre dimensions, pages 146 à 153, article
17 - COLLECTIF, L'Argus du film étrange, pages 154 à 155, article
18 - Anne TRONCHE, Revue des arts, pages 157 à 159, critique(s)
* Nouvelle restée sans publication ultérieure à ce numéro.
" Il savait qu'il jouait les don Quichotte, et il se souvint d'avoir pensé que le plus grand malheur des hommes venait du fait qu'ils ne jouaient que trop rarement les don Quichotte. "
Chad Oliver, peut-être un peu plus - un peu trop ? - didactique que dans ses nouvelles précédentes, évoque dans La fin du voyage, toujours avec humanité et intelligence, l'impasse évolutive que l'espèce humaine a prise en s'enfermant dans les cités. Comme avec T. J. Bass quelques années plus tard et son Humanité et demie, Oliver imagine que "le primitif est la grande quête de la modernité".
« Cela passera, » se dit-il. « Dans quelques minutes, le petit Gregory sera en forme…»
A propos de paradoxe temporel, voire spatial : la Terre, et ainsi en va-t-il de tout le système solaire et des astres en général, se déplace dans l'espace. Aussi un voyageur du temps doit-il prendre en compte ce facteur pour parvenir sain et sauf à destination. Cette idée simple est, dans Le saut dans le vide de Terry Carr, contenue en germe et sera la base du roman de Gregory Benford : Un paysage du temps, traduit en 1983 par, non pas Gregory... (ni le grand, ni le petit), mais par Michel Demuth.
Continuons sur la lancée avec l'ami Michel : comme déjà observé, Demuth sous son pseudonyme de Jean-Michel Ferrer semble nous délaisser ses ébauches de nouvelles, ses brouillons. Une vie alternative toutefois gagne par sa concision à véhiculer un sentiment cosmique intéressant.
" Ils se trouvaient seuls, isolés dans cette solitude étrange que connaissent les habitants des grandes villes, avec des milliers de gens qui les entourent, et dont ils sont néanmoins toujours séparés. "
Le propre d'un concept est de renvoyer à autre chose qu'à une collection arbitraire d'objets ou d'œuvres, et il me semble parfaitement évident que la notion de réalisme fantastique a précisément failli, au moins pour l'instant, à cette tâche. Elle s'élève néanmoins à la dignité d'une ronflante platitude qui dispense à l'occasion le critique et son lecteur des fatigues de l'analyse.
Ouch !
- Rapport du Centaurien pour le PReFeG (Avril 2026)
Relecture- Corrections orthographiques et grammaticales
- Refonte du sommaire
- Vérification des casses et remise en forme des pages de titre
- Mise en forme des titres présentés in "Revue des livres"
- Ajout de la Table des "Nouvelles des auteurs de ce numéro" telle qu'évoquée dans le sommaire sur NooSFere mais n'apparaissant pas dans le epub d'origine.
- Ajout de la page "Au sommaire du prochain Galaxie"
- Ajout du 4ème de couverture
- Note (10) augmentée
- Vérification et mise à jour des liens internes
- Mise au propre et noms des fichiers html
- Mise à jour de la Table des matières
- Mise à jour des métadonnées (auteurs, résumé, date d'édition, série, collection, étiquettes)
En cliquant sur les noms des auteurs de ce numéro
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Prochaine publication prévue pour le mercredi 15 avril 2026 : Galaxie n°16.
Fiction présente le Galaxie n°16 :
Au prochain sommaire de “Galaxie"
Au prochain sommaire de GALAXIE, on trouvera également les noms de WILLIAM TENN et J.T. McINTOSH. Le premier, dans Un monde en chocolat, se livre à l'exploration d'un univers mental farfelu (et aussi savoureux que peut l'indiquer le titre de la nouvelle) ; le second dans Grand-mère la Terre, fait le portrait de notre planète à un âge avancé, dans un état voisin de la décadence, mais ceci sur un ton malgré tout optimiste !
Ce numéro — qui, bien entendu, vous passionnera — sera mis en vente le 16 juillet (1965).









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