![]() |
| Clic droit, "enregistrer sous" pour obtenir votre epub |
Sommaire du Fiction Spécial n°9 :
1 - (non mentionné) , Introduction, pages 5 à 6, introduction2 - Thomas L. SHERRED, Une fenêtre sur l'histoire (E for Effort, 1947), pages 9 à 59, nouvelle, trad. Pierre BILLON3 - William TENN, Jeu d'enfant (Child's Play, 1947), pages 61 à 87, nouvelle, trad. Pierre BILLON4 - Theodore STURGEON, Et la foudre et les roses (Thunder and roses, 1947), pages 89 à 109, nouvelle, trad. Pierre BILLON5 - Eric Frank RUSSELL, La Fin du voyage au bout de la nuit (Late Night Final, 1948), pages 113 à 146, nouvelle, trad. Pierre BILLON *6 - Kris Ottman NEVILLE, Guerre froide (Cold War, 1949), pages 147 à 157, nouvelle, trad. Pierre BILLON *7 - Clifford D. SIMAK, Éternité perdue (Eternity Lost, 1949), pages 159 à 183, nouvelle, trad. Pierre BILLON *8 - Lester DEL REY, Par-dessus bord (Over the Top, 1949), pages 185 à 198, nouvelle, trad. Pierre BILLON *9 - Henry BEAM PIPER, Le Dernier ennemi (Last Enemy, 1950), pages 199 à 256, nouvelle, trad. Pierre BILLON *10 - Murray LEINSTER, Note historique (Historical Note, 1951), pages 257 à 267, nouvelle, trad. Pierre BILLON *
* Nouvelle restée sans publication postérieure à celle présentée ici.
FICTION présente son nouveau numéro Spécial :
" Le genre qu’il est convenu d’appeler science-fiction connaît aujourd’hui une vogue sans pareille. Mais ses origines sont lointaines, et son « Âge d’Or » remonte à une vingtaine d’années.De cet Âge d’Or, une première physionomie fut offerte en décembre 1965 par le précédent tome de cette anthologie, qui rassemblait huit récits recensant la période 1940-1947.Tous ces récits provenaient de la célèbre revue américaine Astounding, la plus prestigieuse revue de science-fiction des années quarante.Avant Astounding et son rédacteur en chef John W. Campbell, il n’existait pas de magazine de science-fiction sérieux digne de ce nom. Après lui, le nom même d’Astounding devint le symbole d’une science-fiction adulte, cohérente, scientifiquement vraisemblable, empreinte d’un souci de réalisme : caractéristiques qui firent prendre au genre un tournant décisif et le marquèrent durablement.Parmi les auteurs découverts par Campbell à cette époque et publiés en vedette par Astounding, figurent la plupart des grands maîtres de la science-fiction : Robert Heinlein, Isaac Asimov, A. E. van Vogt, Clifford D. Simak, Theodore Sturgeon, Henry Kuttner, etc. Sans compter ceux qui, tels Jack Williamson ou Murray Leinster, avaient fait leurs débuts auparavant mais écrivirent dans Astounding leurs œuvres les plus achevées.Dans le premier tome, nous avons assisté à l’éclosion et l’élaboration de la science-fiction moderne, à travers quelques textes mémorables. Aujourd’hui, un second tome s’imposait. La période qu’il embrasse est celle de l’épanouissement, et dès le premier texte présenté, cette science-fiction moderne apparaît déjà à son point culminant.Cette anthologie s’achève en 1951. Par la suite, c’est le boom que l’on connaît, l’expansion de la science-fiction et son développement, sa diffusion dans les principaux pays d’Europe, mais son cheminement antérieur restait encore mal connu, surtout dans le domaine de la nouvelle. D’où l’intérêt historique de ce recueil et de celui qui l’a précédé, et l’importance qu’ils garderont aux yeux des amateurs. "
Et le quatrième de couverture pour faire la réclame à tout ceci :
9 CHEFS-D'ŒUVRE DE LA SCIENCE-FICTION
« La science-fiction est la littérature de l'ère scientifique.
Contrairement aux autres littératures, elle pense que le changement est l'ordre naturel des choses, que l'Homme a des buts à atteindre, bien plus vastes que tous ceux qu'il envisage aujourd'hui » :
Ainsi s'exprime John W. Campbell, rédacteur en chef de Astounding, le plus grand magazine américain de science-fiction entre 1940 et 1955.
La présente anthologie rassemble neuf passionnants récits issus de ce magazine, neufs récits qui sont des jalons dans l'Age d'Or de la science-fiction.
Chacun d'eux représente un point d'achèvement et un sommet.
Un livre qui vous ouvre les portes du futur !
" Avait-il vraiment envie de dédoubler Tina ? Oui, en dépit de tout. Elle était toujours la femme qu’il désirait plus qu’aucune autre. Et lorsque l’original aurait épousé Lew, la réplique n’aurait d’autre ressource que de se rabattre sur lui-même. Seulement… la jumelle posséderait les caractéristiques de Tina à l’instant où seraient prises les mensurations ; et rien ne disait qu’elle n’exigerait pas d’épouser Lew, elle aussi. "
" Déjà, les nations commençaient à se retrancher chacune dans son isolement, ce qui signifiait que le monde courait de nouveau vers une crise. La peste qui, quatre ans auparavant, avait soudain éclaté en Chine avait mis fin à la crise précédente, toutes les nations s’étant solidarisées, soit par altruisme, soit par intérêt, et ayant été contraintes de travailler en commun. Mais cela n’avait pas duré. Un traitement avait été découvert, après que deux millions de personnes eurent péri ; ensuite, il ne restait plus rien qui pût maintenir la coopération internationale que la catastrophe avait soudain suscitée. "
" Je me souviens de quelques histoires que me racontait mon grand-père lorsqu’il était représentant paratemporel dans le Quatrième Niveau, il y a de cela quatre cents ans ; il avait, disait-il, échappé de justesse à plusieurs reprises, aux foudres de la Sainte Inquisition. Je crois que cette redoutable institution opère encore actuellement dans le secteur américano-européen, sous le nom de NKVD. "
" (...) puisque les Statisticalistes soutiennent que la réincarnation se produit purement au hasard, ils visent à créer une société entièrement sans classes, dans laquelle, en théorie, chaque individualité possédera le maximum de chances de se réincarner dans les meilleures conditions d’égalité avec le reste de la population. Le programme politique implique en conséquence la complète socialisation de tous les moyens de production et de distribution, l’abolition des titres héréditaires, la suppression de la transmission des richesses par voie d’héritage – voire la suppression pure et simple de la propriété individuelle – et le contrôle total par le gouvernement de toutes les activités économiques, sociales et culturelles. Bien entendu, » dit le Dr Harnosh, « la politique n’est pas du tout de mon ressort et je ne me permettrais pas de juger, par avance, quel serait le fonctionnement d’un tel régime. »— « J’aurais moins de scrupules que vous, docteur, » répondit Verkan Vall, pensant à toutes les lignes temporelles où il avait pu voir de tels systèmes en application. « Vous n’en seriez certainement pas édifié, docteur. "
" Cinq hommes étaient assis à une table proche. Ils étaient entrés avant que les étoiles n’aient commencé de pâlir, et les serveurs leur apportaient à peine les premiers plats. Deux d’entre eux étaient des Assassins, et les trois autres d’une race que Verkan Vall avait appris à reconnaître sur toutes les lignes temporelles – celle des politiciens gauchistes arrogants, sûrs d’eux-mêmes, ambitieux, qui savent ce qui convient à chacun, mieux que les intéressés eux-mêmes, convaincus qu’ils sont de posséder la Vérité en tout, ceux qui professent une opinion différente de la leur étant, par conséquent, non seulement des êtres ignares, mais encore des coquins vénaux. "
" Il n’ignorait pas que ses yeux parcouraient l’une des cités provinciales mineures d’une civilisation respectablement évoluée. Une civilisation qui construisait ses cités verticalement puisqu’elle avait appris à contrebalancer l’effet de la gravitation. Une civilisation qui dépendait encore des céréales naturelles pour sa nourriture, mais qui avait appris à tirer le maximum de rendement de son sol. Le réseau de barrages et de canaux d’irrigation, qu’il apercevait au-dessous de lui, rivalisait avec ce qu’il y avait de mieux dans le genre sur son propre niveau paratemporel. "




